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de J.B. Bossuet
premier panégyrique de saint Joseph
Le Seigneur s'est cherché un homme selon son coeur (1 S 13, 14)
Cet homme selon le coeur de Dieu ne se montre pas dehors, et Dieu ne le choisit pas sur les apparences, ni sur le témoignage de la voix publique. Lorsqu'il envoya Samuel dans la maison de Jessé pour y trouver David, le premier de tous qui a mérité cet éloge, ce grand homme, que Dieu destinait à la plus auguste couronne du monde, n'était pas connu dans sa famille.
On présente sans songer à lui tous ses aînés au prophète ; mais Dieu, qui ne juge pas à la manière des hommes, l'avertissait en secret de ne regarder pas à leur riche taille, ni à leur contenance hardie : si bien que rejetant ceux que l'on produisait dans le monde, il fit approcher celui que l'on envoyait paître les troupeaux ; et versant sur sa tête l'onction royale, il laissa ses parents étonnés d'avoir si peu jusqu'alors connu ce fils, que Dieu choisissait avec un avantage si extraordinaire.
Une semblable conduite de la Providence me fait appliquer aujourd'hui à Joseph, le fils de David, ce qui a été dit de David lui-même. Le temps était arrivé que Dieu cherchât un homme selon son coeur, pour déposer en ses mains ce qu'il avait de plus cher ; je veux dire la personne de son Fils unique, l'intégrité de sa sainte Mère, le salut du genre humain, le secret le plus sacré de son conseil, le trésor du ciel et de la terre.
Il laisse Jérusalem et les autres villes renommées ; il s'arrête sur Nazareth ; et dans cette bourgade inconnue il va choisir encore un homme inconnu, un pauvre artisan, Joseph en un mot, pour lui confier un emploi dont les anges du premier ordre se seraient sentis honorés, afin que nous entendions que l'homme selon le coeur de Dieu doit être lui-même cherché dans le coeur, et que ce sont les vertus cachées qui le rendent dignes de cette louange.
C'est un vice ordinaire aux hommes, de se donner entièrement au dehors et de négliger le dedans, de travailler à la montre et à l'apparence et de mépriser l'effectif et le solide, de songer souvent quels ils paraissent et de ne penser point quels ils doivent être.
C'est pourquoi les vertus qui sont estimées, ce sont celles qui se mêlent d'affaires et qui entrent dans le commerce des hommes : au contraire les vertus cachées et intérieures, où le public n'a point de part, où tout se passe entre Dieu et l'homme, non seulement ne sont pas suivies, mais ne sont pas même entendues. Et toutefois c'est dans ce secret que consiste tout le mystère de la vertu véritable.
En vain pensez-vous former un bon magistrat, si vous ne faites auparavant un homme de bien : en vain vous considérez quelle place vous pourrez remplir dans la société civile, si vous ne méditez auparavant quel homme vous êtes en particulier. Si la société civile élève un édifice, l'architecte fait tailler premièrement une pierre, et puis on la pose dans le bâtiment. Il faut composer un homme en lui-même, avant que de méditer quel rang on lui donnera parmi les autres et si l'on ne travaille sur ce fonds, toutes les autres vertus, si éclatantes qu'elles puissent être, ne seront que des vertus de parade et appliquées par le dehors, qui n'auront point de corps ni de vérité.
Elles pourront nous acquérir de l'estime et rendre nos moeurs agréables, enfin elles pourront nous former au gré et selon le coeur des hommes ; mais il n'y a que les vertus particulières qui aient ce droit admirable de nous composer au gré et selon le coeur de Dieu. Ce sont ces vertus particulières, c'est cet homme de bien, cet homme au gré de Dieu et selon son coeur, que je veux vous montrer aujourd'hui en la personne du juste Joseph.
Je veux faire tout ce qui éclate pour faire l'éloge d'un saint dont la principale grandeur est d'avoir été à Dieu sans éclat. Les vertus mêmes dont je parlerai ne sont ni de la société ni du commerce ; tout est renfermé dans le secret de sa conscience. La simplicité, le détachement, l'amour de la vie cachée sont donc les trois vertus du juste Joseph, que j'ai dessein de vous proposer.
Vous me paraissez étonnés de voir l'éloge d'un si grand saint dont la vocation est si haute, réduit à trois vertus si communes ; mais sachez qu'en ces trois vertus consiste le caractère de cet homme de bien dont nous parlons ; et il m'est aisé de vous faire voir que c'est aussi en ces trois vertus que consiste le caractère du juste Joseph.
Car cet homme de bien que nous considérons, pour être selon le coeur de Dieu, il faut premièrement qu'il le cherche ; en second lieu, qu'il le trouve ; en troisième lieu, qu'il en jouisse.
Quiconque cherche Dieu, qu'il cherche en simplicité celui qui ne peut souffrir les voies détournées. Quiconque veut trouver Dieu, qu'il se détache de toutes choses pour trouver celui qui veut être lui seul tout notre bien. Quiconque veut jouir de Dieu, qu'il se cache et qu'il se retire pour jouir en repos, dans la solitude, de celui qui ne se communique point parmi le trouble et l'agitation du monde.
C'est ce qu'a fait notre patriarche. Joseph, homme simple, a cherché Dieu ; Joseph, homme détaché, a trouvé Dieu ; Joseph, homme retiré, a joui de Dieu.
Le chemin de la vertu n'est pas de ces grandes routes dans lesquelles on peut s'étendre avec liberté : au contraire nous apprenons par les saintes Lettres que ce n'est qu'un petit sentier et une voie étroite et serrée, et tout ensemble extrêmement droite.
Par où nous devons apprendre qu'il faut y marcher en simplicité et dans une grande droiture. Si peu non seulement que l'on se détourne, mais même que l'on chancelle dans cette voie, on tombe dans les écueils dont elle est environnée de part et d'autre. C'est pourquoi le Saint Esprit voyant ce péril, nous avertit si souvent de marcher dans la voie qu'il nous a marquée, sans jamais nous détourner à droite ou à gauche ; nous enseignant par cette parole que pour tenir cette voie, il faut dresser tellement son intention, qu'on ne lui permette jamais de se relâcher ni de faire le moindre pas de côté ou d'autre.
C'est ce qui s'appelle dans les Ecritures avoir le coeur droit avec Dieu, et marcher en simplicité devant sa face. C'est le seul moyen de le chercher et la voie unique pour aller à lui, parce que, comme dit le Sage, "Dieu conduit le juste par les voies droites". Car il veut qu'on le cherche avec grande ardeur, et ainsi que l'on prenne les voies les plus courtes, qui sont toujours les plus droites : si bien qu'il ne croit pas qu'on le cherche, lorsqu'on ne marche pas droitement à lui.
C'est pourquoi il ne veut point ceux qui s'arrêtent, il ne veut point ceux qui se détournent, il ne veut point ceux qui se partagent. Quiconque prétend partager son coeur entre la terre et le ciel ne donne rien au ciel, et tout à la terre, parce que la terre retient ce qu'il lui engage, et que le ciel n'accepte pas ce qu'il lui offre.
"Nul ne peut servir deux maîtres". Dieu ne peut souffrir cette intention louche, si je puis parler de la sorte, qui regarde de deux côtés en un même temps. Les regards ainsi partagés rendent l'abord d'un homme choquant et difforme ; et l'âme se défigure elle-même, quand elle tourne en deux endroits ses intentions. "Il faut, dit le Fils de Dieu, que votre oeil soit simple", c'est-à-dire que votre regard soit unique ; et pour parler encore en termes plus clairs, que l'intention pure et dégagée s'appliquant tout entière à la même fin, le coeur prenne sincèrement et de bonne foi les sentiments que Dieu veut.
Mais ce que j'en ai dit en général se connaîtra mieux dans l'exemple. Dieu a ordonné au juste Joseph de recevoir la divine vierge comme son épouse fidèle pendant qu'elle devient mère sans qu'il y ait part, de regarder comme son fils propre un enfant qui ne le touche que parce qu'il est dans sa maison, de révérer comme son Dieu celui auquel il est obligé de servir de protecteur et de gardien. Dans ces trois choses où il faut prendre des sentiments délicats et que la nature ne peut pas donner, il n'y a qu'une extrême simplicité qui puisse rendre le coeur docile et traitable.
Dieu, qui a établi son Evangile sur des contrées mystérieuses, ne se donne qu'à ceux qui se contentent de lui et se détachent des autres biens. Il faut qu'Abraham quitte sa maison et tous les attachements de la terre avant que Dieu lui dise : Je suis ton Dieu. Il faut abandonner tout ce qui se voit pour mériter ce qui ne se voit pas, et nul ne peut posséder ce grand tout, s'il n'est au monde comme n'ayant rien.
Si jamais il y eut un homme à qui Dieu se soit donné de bon coeur, c'est sans doute le juste Joseph, qui le tient dans sa maison et entre ses mains, et à qui il est présent à toutes les heures beaucoup plus dans le coeur que devant les yeux. Voilà un homme qui a trouvé Dieu d'une façon bien particulière : aussi s'est-il rendu digne d'un si grand trésor par un détachement sans réserve, puisqu'il est détaché des passions, détaché de son intérêt et de son propre repos.
Mystère admirable : Joseph a dans sa maison de quoi attirer les yeux de toute la terre, et le monde ne le connaît pas : il possède un Dieu-Homme, et il n'en dit mot : il est témoin d'un si grand mystère, et il le goûte en secret sans le divulguer.
Les mages et les pasteurs viennent adorer Jésus Christ, Siméon et Anne publient ses grandeurs : nul autre ne pouvait rendre meilleur témoignage du mystère de Jésus Christ que celui qui en était le dépositaire, qui savait le miracle de sa naissance, que l'ange avait si bien instruite de sa dignité et du sujet de son envoi.
Quel père ne parlerait pas d'un fils si aimable ? Et cependant l'ardeur de tant d'âmes saintes qui s'épanchent devant lui avec tant de zèle pour célébrer les louanges de Jésus Christ, n'est pas capable d'ouvrir sa bouche pour leur découvrir le secret de Dieu qui lui a été confié.
Erant mirantes, dit l'Evangéliste (des parents de l'enfant) : ils paraissaient étonnés, il semblait qu'ils ne savaient rien : ils écoutaient parler tous les autres ; et ils gardaient le silence avec tant de religion, qu'on dit encore dans leur ville au bout de trente ans : "N'est-ce pas le fils de Joseph ?", sans qu'on ait rien appris durant tant d'années du mystère de sa conception virginale.
C'est qu'ils savaient l'un et l'autre que, pour jouir de Dieu en vérité, il fallait se faire une solitude, qu'il fallait rappeler en soi-même tant de désirs qui errent et tant de pensées qui s'égarent, qu'il fallait se retirer avec Dieu et se contenter de sa vue.
Mais, chrétiens, où trouverons-nous ces hommes spirituels et intérieurs dans un siècle qui donne tout à l'éclat ?
Préface des saints
Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, de t'offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant.
Car tu es glorifié dans l'assemblée des saints : lorsque tu couronnes leurs mérites, tu couronnes tes propres dons.
Dans leur vie, tu nous procures un modèle, dans la communion avec eux, une famille, et dans leur intercession, un appui ; afin que, soutenus par cette foule immense de témoins, nous courions jusqu'au bout l'épreuve qui nous est proposée et recevions avec eux l'impérissable couronne de gloire, par le Christ, notre Seigneur.
C'est par lui que les anges célèbrent ta grandeur, que les esprits bienheureux adorent ta gloire, que s'inclinent devant toi les puissances d'en haut et tressaillent d'une même allégresse les innombrables créatures des cieux.
A leur hymne de louange, laisse-nous joindre nos voix pour chanter et proclamer : Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers ! Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire. Hosanna au plus haut des cieux. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Hosanna au plus haut des cieux.
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29 JUILLET Mémoire des saints Marthe, Marie et Lazare. Amis du Seigneur, ils lui donnaient volontiers l'hospitalité dans leur maison de Béthanie, près de Jérusalem. Jésus rappela à Marthe, qui se préoccupait outre mesure de le servir, que l'unique nécessaire était d'écouter sa Parole. Il assura aussi que, partout dans le monde où serait proclamé l'Evangile, on rappellerait l'onction prophétique de Marie. Vers l'an 478, saint Loup. D'abord moine à Lérins, il devint plus tard évêque de Troyes, puis accompagna saint Germain d'Auxerre en Angleterre pour combattre le pélagianisme. Retenu durant quelque temps comme otage par Attila, il exerça une heureuse influence sur le barbare. 28 JUILLET A Rome, l'an du Seigneur 417, saint Innocent Ier, pape. Il prit énergiquement la défense de saint Jean Chrysostome chassé de Constantinople, et appuya saint Augustin dans sa lutte contre les Donatistes en Afrique, contribuant ainsi à la survie et à l'unité de l'Eglise à l'époque difficile qui vit l'effondrement de l'empire romain. 26 JUILLET Mémoire des saints Joachim et Anne, héritiers des alliances et des promesses d'Israël, de qui est issue la Vierge Marie, Mère de Dieu. Le culte de sainte Anne s'est particulièrement développé en Bretagne depuis les apparitions à Auray en 1623. 25 JUILLET Fête de saint Jacques le Majeur, apôtre. Avec Pierre et Jean, son frère, il fut le témoin privilégié de la Transfiguration et de l'agonie du Seigneur. Selon le livre des Actes, il fut le premier des apôtres à offrir sa vie pour l'Evangile, aux environs de la fête de Pâques de l'an 44. Saint Jacques, spécialement vénéré à Compostelle par toute la chrétienté, est le patron de l'Espagne. 24 JUILLET Au début du IIIème siècle, sainte Christine. Une tradition rapporte que, ne pouvant croire que des objets inanimés fabriqués par les hommes fussent des dieux, mais reconnaissant le Créateur par l'intermédiaire des créatures, elle brisa les idoles de métal précieux de son père et en distribua les morceaux aux pauvres. Son geste, inspiré par la foi et la charité, fut récompensé par la couronne du martyre. A Rietti en Italie, l'an du Seigneur 1140, saint Baudouin, profès de Clairvaux devenu abbé de San Pastore. Il est surtout connu par la lettre que saint Bernard lui adressa, où il lui conseillait de donner à sa parole "une voix de puissance", c'est-à-dire de montrer "tout ce qui est bon et saint par ses actes plus encore que par la parole". 23 JUILLET A Rome, l'an de grâce 1313, la naissance au ciel de sainte Brigitte, princesse suédoise et mère de famille chrétienne, qui fonda l'Ordre du Saint Sauveur à Vadsténa. Elle fut favorisée de révélations mystiques dans lesquelles "l'Eglise est comparée à une ruche où tous les chrétiens sont rassemblés et vivent dans l'unité de foi et d'amour". Jean-Paul II a proclamé sainte Brigitte co-patronne de l'Europe en octobre 1999. Vers 432, saint Jean Cassien. D'abord moine à Bethléem, il fonda deux communautés monastiques à Marseille, après avoir vécu pendant une quinzaine d'années avec les Pères du désert d'Egypte. Il en a rapporté, pour l'Occident, d'admirables conférences qui le font considérer comme l'un des grands docteurs de la vie monastique. 22 JUILLET Mémoire de sainte Marie Madeleine. Délivrée des démons par le Christ, elle se mit à son service et le suivit jusqu'au Calvaire. Elle fut la première à reconnaître le Seigneur ressuscité, dont elle annonça la résurrection aux Apôtres eux-mêmes. Le culte de sainte Marie Madeleine connut un grand développement à l'abbaye de Vézelay et à la Sainte-Baume dans le diocèse de Toulon-Fréjus. 21 JUILLET Au VIème siècle, saint Arbogast, ermite originaire de l'Aquitaine qui, devenu évêque de Strasbourg, construisit la cathédrale Notre-Dame, puis un monastère dédié à saint Martin. 20 JUILLET A Antioche, à la fin du IIIème siècle, sainte Marguerite, qui consacra son corps au Christ par la virginité et le martyre. Très populaire au Moyen Age, elle fut l'une des "voix" de sainte Jeanne d'Arc. En 1900, le martyre du bienheureux Léon Ignace Mangin, jésuite lorrain qui confessa sa foi chrétienne jusqu'au sang, avec cinquante quatre catholiques chinois. 19 JUILLET En Cappadoce, l'an de grâce 379, sainte Macrine, soeur de saint Basile le Grand. Au moment de mourir, elle évoqua son passé en rendant grâces ainsi : "Dieu éternel, à qui j'ai toujours consacré mon âme et mon corps depuis la jeunesse jusqu'à présent, puissé-je être reçue en tes mains comme de l'encens devant toi". En Egypte, l'an du Seigneur 445, saint Arsène, anachorète. Appartenant à une famille sénatoriale de Rome, il fut ordonné diacre par saint Damase, puis vécut pendant une cinquantaine d'années dans le désert de Scété. Gratifié du don des larmes, on lui attribue les grands principes de la vie hésichaste. 18 JUILLET Au désert de Nitrie en Egypte, au IVème siècle, saint Pambon, disciple de saint Antoine. A l'heure de sa mort, il avoua : "Je n'ai jamais rien mangé que je ne l'aie gagné par mon travail. Je n'ai jamais rien dit qui m'ait causé du repentir. Et je m'en vais à Dieu sans avoir même commencé à le servir !" L'an du Seigneur 640, saint Arnoul. D'abord conseiller du roi d'Austrasie puis chargé de gouverner l'Eglise de Metz, il se retira enfin dans une solitude des Vosges où il fut appelé à soigner des lépreux. 17 JUILLET A Paris, en 1794, le martyre de seize carmélites de Compiègne, qui offrirent leur vie en holocauste pour la paix de l'Eglise et de la France. 16 JUILLET Commémoration de Notre Dame du Mont Carmel. Les saintes Ecritures célèbrent la beauté du Carmel où le prophète Elie défendit la pureté de la foi d'Israël dans le Dieu vivant. Au temps des croisades, certains ermites chrétiens choisirent de mener la vie contemplative sur cette montagne sacrée, proche de Nazareth où la Vierge Marie avait vécu en gardant la Parole de Dieu dans son coeur. En 1794, les trente deux bienheureuses martyres d'Orange, religieuses de divers instituts monastiques, guillotinées pendant la Révolution française. Internées ensemble pendant près de quatre ans, elles avaient fait de leur prison une sorte de monastère. Deux d'entre elles, de la famille de Justamont, soeurs selon la chair, Soeur Marie de Saint Henri et Soeur du Coeur de Marie, étaient moniales cisterciennes de Sainte Catherine d'Avignon. A leur mémoire il convient d'associer les moines et moniales de l'Ordre cistercien qui, en cette période troublée, rendirent témoignage de leur foi : - Furent guillotinés, comme les Martyrs d'Orange : en 1792, Antoine Prudhomme, convers de la Trappe ; en 1794, Philippe Levacq, aumônier des moniales du Réconfort près de Nevers, Bernard Maillet, moine de Vaucelle, et Philippine Hennecart de Briffoeuil, abbesse de La Brayelle. - Furent fusillés : en 1794, le Feuillant Matthieu Gachet ; en 1796, Jean Mesle et Augustin Pascal, moines de Saint Aubin des Bois. - Moururent en prison ou par suite de mauvais traitements : en 1792, Louis Hieck, moine du Gard ; en 1793, Antoine Louis Desvignes de la Cerve, abbé de la Ferté, et Etienne d'Huberte, probablement d'Ourscamp ; en 1794, Philippe Donneux à Dijon ; Dom Granderey, moine de Barbery, et Soeur Marie Pélagie de la Coste, moniale de Sainte Catherine de Grenoble. - Souffrirent le martyr des pontons en 1794 : Jean Louis Fromont, moine de Bourras, Macaire d'Incamps et Paul Jean Charles, moines de Sept Fons, Elie Desjardins et René Leroy, convers de Sept Fons, Philippe Brandel, convers de Freistorf, et Louis Gorod, Feuillant. - Succombèrent de misère, déportés en Guyane : Malachie Bertrand, d'Orval, et Etienne Le Clerc de Vodonne, de Clairvaux, en 1798 ; Jean François Daviot et Norbert Roelands, de Lieu-Saint-Bernard. Plusieurs autres ont pu regagner la France, qui furent aussi de vrais confesseurs de la foi. 15 JUILLET Mémoire de saint Bonaventure. Entré dans l'Ordre des Frères Mineurs, il fut longtemps professeur à l'Université de Paris où, disciple de l'école augustinienne, il exposa "l'itinéraire de l'âme vers Dieu". Elu plus tard Général de son Ordre, il parvint à concilier les exigences de la vie évangélique avec le minimum d'institutions nécessaires à une famille religieuse en expansion. Il mourut cardinal évêque d'Albano, durant la célébration du concile de Lyon, en 1274, et fut surnommé le Docteur séraphique. En Russie, l'an de grâce 1015, saint Vladimir. Petit fils de sainte Olga, il reçut le baptême avec son peuple à Kiev, et s'employa dès lors à organiser un Etat chrétien dont l'influence bienfaisante se fit sentir sur plusieurs générations. 14 JUILLET A Rome, l'an de grâce 1614, la naissance au ciel de saint Camille de Lellis. Ruiné par la passion du jeu, il fut converti par l'exemple des Capucins et trouva, lors d'un séjour en hôpital, sa véritable vocation. Il fonda la "Compagnie des serviteurs des infirmes", appelés depuis "Camilliens". 13 JUILLET A Bamberg en Bavière, l'an de grâce 1024, la naissance au ciel de saint Henri II, empereur. Grand admirateur de Cluny et de la liturgie romaine, il dota églises et monastères pauvres, et favorisa les réformes monastiques de Gorze et de Saint Maximin de Trèves. 12 JUILLET L'an de grâce 1073, la naissance au ciel de saint Jean Gualbert. Après avoir épargné l'assassin de son frère, par amour pour le Christ, cet officier florentin revêtit l'habit bénédictin, puis fonda plus tard un nouveau rameau de l'Ordre à Vallombreuse, dont l'exemple de pauvreté et de vie fraternelle exerça une heureuse influence sur le clergé décadent de l'époque. 11 JUILLET Solennité de notre bienheureux Père saint Benoît, déclaré par l'Eglise Patron de l'Europe, pour avoir contribué à la civilisation chrétienne de l'Occident par la diffusion de sa Règle et le rayonnement des monastères bénédictins, "écoles du service du Seigneur". La tradition liturgique et historique atteste que le corps de saint Benoît a été transféré, au VIIème ou VIIIème siècle, du monastère du Mont Cassin à celui de Fleury sur Loire. 10 JUILLET L'an du Seigneur 1149, le bienheureux Bertrand, abbé de Grandselve près de Toulouse. Il fut, à l'exemple du bienheureux Géraud de Sales, le fondateur de ce monastère, un prédicateur rayonnant sur tout la région. Il s'était formé à sa tâche apostolique par une méditation assidue de l'Evangile et une vie totalement séparée du monde. Mais comme l'abbaye suivait les coutumes cisterciennes, il voulut, avant de mourir, l'affilier à l'Ordre de Cîteaux. 9 JUILLET En 1246, au monastère cistercien de Sestri, près de Gênes en Italie, saint Albert, convers et ermite. Ses charges de cuisinier et de pourvoyeur de pauvres n'entamèrent pas son esprit de prière. Après une longue vie en communauté, il obtint la permission de vivre en ermite dans la forêt voisine. 8 JUILLET Mémoire du Bienheureux Eugène III, le premier pape cistercien. La parole de saint Bernard l'arracha au chapitre de la cathédrale de Pise et le conduisit à Clairvaux. Il était devenu abbé de Tre Fontane aux portes de Rome, quand il fut élu pape en des temps difficiles de révolution politique. C'est lui qui suscita la seconde croisade et c'est pour lui que saint Bernard écrivit le De considératione. 7 JUILLET Au IIème siècle, saint Panthène, philosophe stoïcien, qui se convertit au christianisme et fonda le célèbre centre d'enseignement de philosophie et de théologie connu sous le nom d'Ecole d'Alexandrie. 6 JUILLET En Italie, l'an de grâce 1902, sainte Maria Goretti, qui mourut à l'âge de douze ans en véritable martyre de la chasteté après avoir pardonné à son agresseur. 5 JUILLET Au IXème siècle, saint Pierre l'Hagiorite. D'origine grecque, il avait passé sa jeunesse comme soldat à la cour impériale de Constantinople. Après une captivité de neuf années chez les Arabes, il vint à Rome faire profession monastique, puis partit pour le Mont Athos où il mena la vie hésychaste jusqu'à sa mort. Au siècle suivant, saint Athanase l'Athonite entreprit, non sans difficultés, d'y introduire la vie cénobitique studite en fondant une laure qui devint célèbre et en rédigeant une Règle ou Typicon, qui assura l'essor du monachisme de Mont Athos pendant plusieurs siècles. Les catholiques de rite oriental fêtent saint Pierre l'Hagiorite le 12 juin et saint Athanase l'Athonite le 5 juillet. Au VIème siècle, saint Numérien. Fils d'un sénateur de Trêves, il entra tout jeune au monastère de Remiremont, qu'il quitta en même temps que son frère pour se rendre à Luxeuil. Nommé au siège épiscopal de Trêves, il favorisa la fondation de plusieurs monastères. 4 JUILLET L'an de grâce 1336, la naissance au ciel de sainte Elisabeth, reine du Portugal, petite nièce de sainte Elisabeth de Hongrie. Mariée à 12 ans au frivole roi Denis de Portugal, elle passa toute sa vie à travailler et à prier pour la paix dans la pénonsule ibérique, puis mourut au couvent des Clarisses de Coïmbre qu'elle avait fondé. 3 JUILLET Fête de saint Thomas, apôtre. Outre deux autres interventions de saint Thomas, l'Evangile rapporte la profession de foi pascale de l'Apôtre incrédule devant le Christ ressuscité. Une tradition très ancienne lui assigne un champ d'apostolat allant de la Perse jusqu'à l'Inde où les chrétiens du Malabar le fêtent également en ce jour. En 1316, le bienheureux Raymond Lulle, tertiaire franciscain qui multiplia les démarches auprès des autorités civiles et religieuses pour reprendre contact avec les chrétiens orientaux et avec l'Islam. 2 JUILLET En Angleterre, l'an du Seigneur 863, le retour à Dieu de saint Swithun. Chancelier du roi Egbert et précepteur de son fils, puis conseiller pour les affaires ecclésiastiques et enfin nommé évêque de Winchester, il garda toujours dans ces hautes fonctions le souci des pauvres et un ferme éloignement de toute occasion de chute. 1er JUILLET L'an du Seigneur 533, le retour à Dieu de saint Thierry. Disciple de saint Rémi, il fonda en champagne un nouveau foyer de prière qui prit son nom par la suite. 30 JUIN La naissance au ciel des premiers martyrs de l'Eglise de Rome, chrétiens injustement accusés par Néron de l'incendie de la ville impériale, cité qui, selon l'Apocalypse, "se saoulait du sang des témoins de Jésus". 29 JUIN Solennité des saints Apôtres Pierre et Paul, martyrisés à Rome entre 64 et 67. Saint Pierre, choisi par le Christ, fils du Dieu vivant, après sa profession de foi, pour être le fondement de son Eglise, fut ensuite confirmé dans la fonction de pasteur de son troupeau, après avoir expié son triple reniement par une triple déclaration d'amour. Il subit un supplice semblable à celui de son divin Maître. Saint Paul, qui était citoyen romain, fut décapité, après avoir rempli, par la parole et par ses lettres, sa mission de héraut et de Docteur de l'Evangile à travers l'Asie Mineure et la Grèce, pendant une trentaine d'années. Ces deux "colonnes de l'Eglise" donnèrent ainsi à la Ville éternelle "leur doctrine et leur sang" (cf. Tertullien). 28 JUIN Mémoire de saint Irénée. Il a lui-même rapporté comment il fut disciple de saint Polycarpe de Smyrne, qui avait connu l'apôtre saint Jean, témoin du Verbe de vie. Succédant à saint Pothin sur le siège épiscopal de Lyon, il défendit contre le hérésies gnostiques l'autorité de la prédication évangélique confirmée par la succession apostolique des pasteurs de l'Eglise de Rome, avec laquelle toute autre Eglise doit être en accord. Il couronna par le martyre son oeuvre de Docteur de l'Eglise. 27 JUIN L'an de grâce 444, la naissance au ciel de saint Cyrille, patriarche d'Alexandrie et Docteur de l'Eglise. Par l'autorité de sa doctrine, il réussit à faire triompher la vérité catholique au concile oeucuménique d'Ephèse qui, en 431, condamna l'hérésie de Nestorius, patriarche de Constantinople, et proclama la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu ou Theotokos. 26 JUIN En Catalogne, à Poblet, le bienheureux Pierre Marginet, moine cistercien. Rien dans ses premières années de vie monastique ne laissait prévoir qu'il serait un jour fugitif. Cependant, après une fugue de deux ans, il revint, assuma parfaitement la discipline régulière de réconciliation, et ce fut le commencement d'une vie de pénitence exemplaire, émouvante même pour la communauté. Plus tard, il obtint la permission de se retirer dans une grotte voisine du Mont Pena où il mourut en 1435. En 1611, les commissaires chargés par le pape Paul V d'instruire sa cause lui firent construite un mausolée. 25 JUIN L'an de grâce 1142, saint Guillaume. Après un pélerinage à Compostelle, il se retira dans la solitude, en Italie, où des disciples le rejoignirent. Ils reçurent de lui une règle orale qui est à l'origine de celle de la Congrégation bénédictine de Montevirgine. 24 JUIN Au sixième mois avant Noël, nativité de saint Jean-Baptiste, événement qui fit la joie de beaucoup et inspira à son père Zacharie le Benedictus, hymne en l'honneur de la fidélité du Dieu d'Israël et prophétie sur la vocation du Précurseur. Le Christ lui-même affirma que parmi les fils de la femme, il ne s'en était pas levé de plus grand que Jean-Baptiste, envoyé pour rendre témoignage à la Lumière du monde et à l'Agneau de Dieu. 23 JUIN L'an du Seigneur 1860, saint Joseph Cafasso, prêtre. Professeur de théologie morale à Turin et directeur spirituel réputé, il forma le clergé piémontais, parmi lequel figurait don Bosco, selon les principes de saint François de Sales et de saint Alphonse de Liguori. 22 JUIN L'an de grâce 431, la naissance au ciel de saint Paulin. Issu d'une famille sénatoriale romaine en résidence à Bordeaux, il renonça à un riche patrimoine foncier pour se mettre au service du Christ et de l'Eglise. Ordonné prêtre à Barcelone, il vint se fixer auprès du tombeau de saint Félix, à Nole en Campagnie. Quand sonna l'heure de son élection épiscopale, il veilla avec sollicitude sur ses fidèles éprouvés par les invasions des Goths. A Londres, l'an du Seigneur 1535, saint John Fisher, professeur l'Université de Cambridge, puis cardinal-évêque de Rochester, et saint Thomas More, Lord-chancelier du roi Henri VIII d'Angleterre. Humanistes de la Renaissance, amis d'Erasme et de Holbein, ils mirent avec un souriant courage, la sagacité de leur intelligence et la loyauté de leur conscience au service de l'honneur moral de la Couronne et de l'unité de l'Eglise, jusqu'à la mort sanglante. Thomas More a été proclamé patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques par Jean-Paul II, en octobre 2000. 21 JUIN A Rome, en 1591, la naissance au ciel de saint Louis de Gonzague. Renonçant au trône de Mantoue et à la carrière militaire, il entra dans la Compagnie de Jésus, où son innocence et son caractère énergique s'épanouirent en une grave mais délicate charité. Il mourut à l'âge de 23 ans en soignant héroïquement un pertiféré. Saint Louis de Gonzague est le patron de la jeunesse chrétienne. 20 JUIN L'an de grâce 981, le retour à Dieu de saint Adalbert. Moine de Saint-Maximin de Trèves, il fut envoyé par l'empereur Othon le Grand à la tête d'un groupe de missionnaires pour évangéliser les Slaves. La mission ayant été massacrée dès son entrée en Russie, Adalbert, qui fut le seul à rentrer, fut placé à la tête de l'Abbaye de Wissembourg, près de Spire, puis choisi comme premier titulaire du nouveau siège épiscopal de Magdebourg, en Saxe. 19 JUIN Mémoire de saint Romuald, abbé, mort au Val del Castro, en Italie centrale, l'an de grâce 1027. "Assoiffé du Dieu vivant et présent au désert", il quitta le monastère bénédictin Saint-Appolinaire-in-Classe près de Ravenne, sa ville natale, trois ans après sa profession. Ses expériences personnelles et "l'inspiration de l'Esprit Saint qui présidait dans son coeur" le conduisirent à organiser à Camaldoli, en Toscane, une nouvelle forme de vie érémitique qu'il considérait comme l'épanouissement de l'ascèse cénobitique. Avec saint Bruno, il est vénéré comme le Père des ermites d'Occident. Le même jour, saint Ursicin, médecin de Ravenne, condamné à mort sous le règne de Néron. Il était sur le point d'apostasier, quand les encouragements de saint Vital l'invitèrent à donner le témoignage suprême de sa foi et de sa charité. Fête de Saint Dié. Evêque de Nevers d'après la tradition, Déodat se démet de sa charge et chemine, en quête de solitude, à travers de nombreuses tribulations : Romont, les rives de la Mortagne, l'Alsace, avant le retour dans les Vosges, au pied du Kemberg qu'il appelle le Val de Galilée. Devant l'insistance de ses disciples, il bâtit aux Jointures (confluent de la Meurthe et du Robache) une église dédiée à Notre-Dame et aux Apôtres, ainsi qu'un monastère sous la Règle de saint Colomban mitigée de celle de saint Benoît. Il y meurt le 19 juin 679, âgé d'environ 90 ans. Il devient le patron principal de la Cathédrale, de la ville de Saint-Dié et du diocèse érigé en 1777. 17 JUIN En Egypte, dans la seconde moitié du IVème siècle, saint Bessarion, anachorète. La tradition en fait un disciple de saint Antoine et de saint Macaire de Scété, et le présente serrant toujours sous son bras le saint Evangile, qui constituait toute sa bibliothèque. Mémoire du bienheureux Joseph-Marie Cassant. Il entre en 1894, à l'âge de 16 ans, à l'abbaye cistercienne de Sainte Marie du Désert. Sa devise est : "Tout pour Jésus, tout par Marie". Compris et aidé par son Père Abbé, il grandit dans la fidélité au Christ au milieu de la communauté de ses frères. Il prononce ses voeux solennels en 1900, est ordonné prêtre en 1902 et, miné par la maladie, meurt en 1903, à l'âge de 25 ans, en offrant ses souffrances pour l'amour de Jésus et de l'Eglise. Jean-Paul II l'a béatifié à Rome le 10 octobre 2004. 16 JUIN Au diocèse de Namur en Belgique, l'an du Seigneur 1246, le retour à Dieu de sainte Lutgarde. Née à Tongres au Limbourg et devenue prieure du monastère bénédictin de Sainte-Catherine où elle avait été élevée, elle résolut d'abandonner cette charge et de passer à la communauté d'Aywières prête à devenir cistercienne. Elle porta douloureusement l'épreuve que l'hérésie albigeoise faisait subir à l'Eglise et fit deux fois un jeûne de sept ans à cette intention. Elle fut favorisée de grâces mystiques par le Christ, dans le mystère du Sacré Coeur qui fut sa seule lumière dans sa cécité à la fin de sa vie. 15 JUIN A Clermont, en Auvergne, vers 480, saint Abraham, moine. Originaire de Perse, il s'exila pour fuir la persécution et visiter les Pères du désert d'Egypte. De là, il gagna la Gaule où il mit en pratique ce qu'il avait appris. Au VIIème siècle, le retour à Dieu de saint Landelin. Brigand célèbre en Artois, il se convertit et décida de vivre en reclus à Lobbes, dans le Hainaut, puis à Crespin. Ces ermitages devinrent, par la suite, d'intenses foyers de vie monastique. A Pibrac, dans le diocèse de Toulouse, en 1601, le retour à Dieu de sainte Germaine Cousin. Orpheline et infirme, cette bergère mourut à l'âge de 22 ans, maltraitée par ses maîtres, mais favorisée par le Très-Haut qui prend soin même des fleurs des champs. 14 JUIN L'an de grâce 1046, le retour à Dieu du bienheureux Richard, abbé de Saint Vanne de Verdun, qui, après un séjour à Cluny, ranima le monachisme en Lorraine, en Rhénanie et en Flandre. En 1138, le bienheureux Gérard, frère de saint Bernard, qu'il suivit dans la vie monastique à Cîteaux puis à Clairvaux dont il fut le cellérier intelligent et dévoué. Il passa vers le Père dans un transport de joie en chantant le psaume 148. L'abbé de Clairvaux, au chapitre, interrompit le commentaire du Cantique des Cantiques pour faire son éloge et le pleurer. 13 JUIN Mémoire de saint Antoine, franciscain portugais qui, au retour d'une mission en terre d'Islam, dut prêcher en Lombardie, puis en Limousin où il fonda le couvent de Brive. Ses sermons riches en citations scripturaires, lui ont valu le titre de Docteur évangélique. Il mourut à Padoue en 1231. 12 JUIN L'an du Seigneur 1245, le bienheureux Guy de Cortone, chrétien de condition modeste qui choisit de vivre plus pauvrement encore, à la suite d'une visite de saint François d'Assise. Sa culture lui permit de recevoir le sacerdoce pour le service de ses frères. L'an de grâce 1249, chez les cisterciennes de La Cambre, près de Bruxelles, sainte Alice de Schaarbeck. A vingt-deux ans, la lèpre la contraignit à mener la vie de recluse dans une cellule adossée à l'église. Elle devint aveugle et, sur la fin de sa vie, n'avait plus qu'un membre sain, sa langue, pour chanter les louanges de Dieu. 11 JUIN Mémoire de saint Barnabé. Sans avoir été l'un des Douze, il reçut le titre d'Apôtre en raison du rôle important qu'il joua dans la primitive Eglise. C'est lui qui introduisit Saul auprès des Apôtres, l'emmena à Antioche et l'accompagna, lors de son premier voyage missionnaire. Barnabé quitta ensuite saint Paul pour aller évangéliser Chypre. 9 JUIN A Edesse de Syrie, l'an de grâce 373, la naissance au ciel de saint Ephrem, diacre et docteur de l'Eglise. Théologien soucieux d'orthodoxie et poète de grand talent, il composa en l'honneur du Christ et de sa Mère, d'innombrables hymnes liturgiques qui lui valurent le surnom de "Harpe du Saint Esprit". Dans l'île d'Iona, au large de l'Ecosse, l'an du Seigneur 597, saint Colomba, abbé. L'un de ses successeurs trace de lui ce portrait : "Nature d'élite, brillant dans ses paroles, grand dans ses conseils, plein d'amour envers tous, rempli au fond du coeur de la sérénité et de la joie du Saint Esprit". 8 JUIN L'an de grâce 560, saint Médard, qui fut sacré évêque de Noyon par saint Rémi de Reims. Sa renommée eut un tel rayonnement que la reine Radegonde voulut recevoir de lui le voile des religieuses quand elle quitta la cour. Une abbaye s'éleva sur son tombeau à Soissons. 7 JUIN En Angleterre, l'an du Seigneur 1159, saint Robert. Issu d'une humble famille du comté d'York, il put cependant faire des études et les poursuivre à Paris. C'était un prêtre cultivé chargé d'une paroisse quand il se fit moine bénédictin à Wytby ; il se joignit ensuite aux frères de cette communauté qui fondèrent Fountains pour y mener la vie cistercienne. Cinq ans plus tard, il était envoyé comme premier abbé à la fondation de Newminster, aux frontières de l'Ecosse, où son zèle pastoral fut couronné par l'établissement de trois autres monastères. 6 JUIN L'an de grâce 1134, la naissance au ciel de saint Norbert, fondateur de l'Ordre canonial de Prémontré, dont les membres se consacrent au ministère pastoral, dans la communion fraternelle et la célébration de la liturgie. Devenu archevêque de Magdebourg, en Saxe, il se montra l'un des plus grands artisans de la réforme grégorienne. Son corps a été transféré à Prague. 5 JUIN Mémoire de saint Boniface. Moine bénédictin anglais envoyé en mission en Germanie, il y organisa l'Eglise en créant de nouveaux évêchés et en fondant des monastères. Nommé archevêque de Mayence par le Siège romain auquel il se référait très fidèlement, il fut martyrisé en plein labeur alors qu'il venait évangéliser la Frise. Son corps fut enseveli à l'abbaye de Fulda qu'il avait fondée en 744 et où il est resté l'objet de la vénération de toute l'Allemagne catholique. 4 JUIN L'an de grâce 545, la naissance au ciel de sainte Clotilde. Après avoir eu la joie de convertir Clovis et de faire ainsi de sa nation "la fille aînée de l'Eglise romaine", elle eut, devenue veuve, la douleur d'être privée de ses petits-fils tragiquement assassinés. Elle se retira alors à Tours, près du tombeau de saint Martin et favorisa le monachisme par plusieurs fondations. 3 JUIN Mémoire de saint Charles Lwanga et de ses compagnons, martyrs. En 1886, sept ans après l'arrivée des premiers missionnaires en Ouganda, une centaine de jeunes chrétiens, catholiques et anglicans, furent mis à mort pour avoir voulu rester fidèles à la grâce de leur baptême dans la chasteté et la prière. Vingt-deux catholiques furent canonisés en 1964 et saint Charles Lwanga a été proclamé patron de la jeunesse africaine. 2 JUIN La passion des saints Pothin, évêque, Blandine, vierge, et de leurs compagnons, premiers martyrs de la Gaule, livrés les uns au glaive, les autres aux bêtes dans l'amphithéâtre de Lyon, l'an du Seigneur 177. Leur glorieuse confession de foi est rapportée dans l'admirable lettre adressée par les "serviteurs du Christ qui habitent Vienne et Lyon, à leurs frères orientaux qui ont la même foi et la même espérance dans la rédemption". Au juge qui les interrogeait, ils répondirent unanimement qu'ils étaient chrétiens, "trouvant là un soulagement dans la joie du témoignage, dans l'amour du Christ et dans l'Esprit du Père". 1er JUIN Mémoire de saint Justin, martyrisé vers l'an 165. Né en Palestine, il chercha d'abord la vérité dans différentes écoles philosophiques, avant de découvrir, dans la doctrine chrétienne, la seule sûre et véritable sagesse. Il mit alors sa science au service de l'Eglise romaine et laissa plusieurs ouvrages, parmi lesquels une précieuse apologie du christianisme adressée à l'empereur, où il décrit les sacrements du Baptême et de l'Eucharistie. A Césarée de Palestine, le bienheureux Pamphile, prêtre, martyrisé en 390 avec plusieurs autres chrétiens. Après son ordination sacerdotale, il dirigea une école théologique créée par Origène qu'il admirait beaucoup. Le plus illustre de ses élèves fut l'historien Eusèbe de Césarée. Avec saint Pamphile confessèrent leur foi le diacre Valens, qui connaissait les Ecritures comme personne, et le bienheureux Paul, qui bouillonnait de l'ardeur du Saint Esprit. En Espagne, au début du XIème siècle, le retour à Dieu de saint Inigo, anachorète. Devenu abbé d'Onia, où l'on venait d'adopter l'observance clunysienne, il donna un nouvel essor au monachisme. A sa mort, juifs, musulmans et chrétiens le pleurèrent unanimement. 31 MAI Fête de la Visitation de la bienheureuse vierge Marie. Habitée par la présence divine et saluée comme l'arche de la nouvelle alliance par sa cousine Elisabeth, enceinte, à qui elle venait apporter ses services, Marie répondit par le magnificat où elle exalte les merveilles du Tout-Puissant envers sa servante, sa miséricorde envers les pauvres et sa fidélité envers Israël. 30 MAI Mémoire de sainte Jeanne d'Arc, vierge, élevée à Domrémy, aux marches de Lorraine. "Emue par la grande pitié du royaume de France et chargée en nom Dieu, premier servi, de rejoindre à Chinon le gentil Dauphin", elle prit, à l'âge de seize ans, la tête d'une armée dont les victoires permirent la libération d'Orléans assiégée par les Anglais, et le sacre du roi à Reims. Capturée aux portes de Compiègne par les Bourguignons, elle fut brûlée vive à Rouen le 30 mai 1431, à la suite d'un procès où, cependant, le Saint Esprit lui avait inspiré des réponses témoignant de son innocence morale et de sa fidélité à la doctrine de l'Eglise militante. 29 MAI Vers 347, saint Maximin. Originaire de l'Aquitaine, il vint à Trêves, alors résidence impériale, où il fut élu évêque. Il se montra vaillant défenseur de l'orthodoxie en accueillant saint Athanase exilé. 28 MAI L'an de grâce 576, saint Germain. D'abord abbé de saint Symphorien d'Autun, il fut élu évêque au service de l'Eglise de Paris. Il invita le roi Childebert 1er à fonder un monastère qui prit plus tard son nom : Saint Germain des Prés. L'an du Seigneur 1081, saint Bernard de Menthon. Né au château de ce nom, sur le bords du lac d'Annecy, il entra chez les chanoines réguliers et fut ordonné prêtre. Soucieux du sort des pélerins qui devaient traverser les Alpes, il fit construire pour eux des hospices sur certains sommets. Pie XI l'a déclaré patron des montagnards et des alpinistes. 27 MAI L'an du Seigneur 604, la naissance au ciel de saint Augustin, moine bénédictin romain, qui fut envoyé par le pape saint Grégoire le Grand évangéliser l'Angleterre. Favorablement reçu par le roi du Kent, Etelbert, qu'il baptisa, il fonda le siège métropolitain de Cantorbery d'où il rayonna sur toute l'île qu'il convertit à la foi catholique et apostolique. 26 MAI A Rome, en 1595, saint Philippe Néri, prêtre. Son comportement paradoxal et enjoué lui permettait de faire réfléchir ceux qu'il abordait, et de révéler la souriante liberté des enfants de Dieu aux jeunes qui aimaient se grouper autour de lui dans ses oratoires pour prier et chanter. La congrégation des prêtres de l'Oratoire continua après lui cette forme d'apostolat. 25 MAI Mémoire de saint Bède le Vénérable, moine bénédictin et docteur de l'Eglise. Offert tout jeune au monastère de Wearmouth, il passa sa longue et studieuse vie monastique dans celui de Jarow, au nord de l'Angleterre. Sans jamais rien préférer à l'Oeuvre de Dieu, il se montra aussi assidu aux humbles tâches de la vie communautaire qu'à ses savantes études patristiques, historiques et hagiographiques. Il s'endormit dans le Seigneur en 735. 24 MAI Au Vème siècle, saint Vincent, moine de Lérins, devenu célèbre dans l'histoire de la théologie par sa doctrine sur la Tradition : il y affirme que "l'intelligence de la foi et la formulation dogmatique peuvent et doivent progresser dans le temps, mais exclusivement dans le même sens et la même croyance". 23 MAI Au IXème siècle, saint Michel, métropolite de Synnade en Phrygie. Considéré, à son époque, comme l'un des premiers personnages de l'Eglise d'Orient, il fut envoyé en ambassade à Aix-la-Chapelle et à Rome où l'union entre Grecs et Latins fut solennellement proclamée. 22 MAI En Ombrie, sainte Rita. Paysanne mariée à un homme dissolu et brutal qui périt assassiné, elle obtint de ses deux fils qu'ils n'exercent aucune vengeance. Cette grâce acquise par sa pière et sa pénitence fit d'elle la sainte de l'impossible. 21 MAI Mémoire des frères trappistes du monastère de Tibhirine : Christian de Chergé, prieur, Luc Dochier, Célestin Ringeard, Michel Fleury, Christophe Lebreton, Paul Favre-Miville et Bruno Lemarchand (de la communauté de Fès), tous assassinés par des membres du G.I.A. Ils avaient été pris en otage la nuit du 27 mars 1996 dans leur monastère et détenus dans la montagne de l'Atlas jusqu'au jour de leur assassinat. Fidèles à leur voeu de stabilité, attachés à la terre d'Algérie ainsi qu'à son peuple, ils voulaient assurer une présence contemplative et priante en milieu musulman tout en étant humblement attentifs aux besoins de ceux qui les entouraient, et cela malgré les menaces reçues et les dangers encourus. Conformément à leur désir, ils ont été ensevelis à Tibhirine. Testament spirituel du frère Christian QUAND
UN A-DiEU S'ENVISAGE... Qu'ils acceptent que le Maître unique de toute vie ne saurait être étranger à ce départ brutal. Qu'ils prient pour moi : comment serais-je trouvé digne d'une telle offrande ? Qu'ils sachent associer cette mort à tant d'autres aussi violentes laissées dans l'indifférence de l'anonymat. Ma vie n'a pas plus de prix qu'une autre. Elle n'en a pas moins non plus. En tout cas, elle n'a pas l'innocence de l'enfance. J'ai suffisamment vécu pour me savoir complice du mal qui semble, hélas, prévaloir dans le monde, et même de celui- là qui me frapperait aveuglément. J'aimerais, le moment venu, avoir ce laps de lucidité qui me permettrait de solliciter le pardon de Dieu et celui de mes frères en humanité, en même temps que de pardonner de tout coeur à qui m'aurait atteint. Je ne saurais souhaiter une telle mort ; il me paraît important de le professer. Je ne vois pas, en effet, comment je pourrais me réjouir que ce peuple que j'aime soit indistinctement accusé de mon meurtre. C'est trop cher payé ce qu'on appellera, peut- être, la « grâce du martyre» que de la devoir à un Algérien, quel qu'il soit, surtout s'il dit agir en fidélité à ce qu'il croit être l'islam. Je sais le mépris dont on a pu entourer les Algériens pris globalement. Je sais aussi les caricatures de l'islam qu'encourage un certain islamisme. Il est trop facile de se donner bonne conscience en identifiant cette voie religieuse avec les intégrismes de ses extrémistes. L'Algérie et l'islam, pour moi, c'est autre chose, c'est un corps et une âme. Je l'ai assez proclamé, je crois, au vu et au su de ce que j'en ai reçu, y retrouvant si souvent ce droit-fil conducteur de l'Évangile appris aux genoux de ma mère, ma toute première Eglise, précisément en Algérie, et, déjà, dans le respect des croyants musulmans. Ma mort, évidemment, paraîtra donner raison à ceux qui m'ont rapidement traité de naïf, ou d'idéaliste : « Qu'il dise maintenant ce qu'il en pense ! » Mais ceux-là doivent savoir que sera enfin libérée ma plus lancinante curiosité. Voici que je pourrai, s'il plaît à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec lui ses enfants de l'islam tels qu'il les voit, tout illuminés de la gloire du Christ, fruits de sa Passion, investis par le don de l'Esprit dont la joie secrète sera toujours d'établir la communion et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences. Cette vie perdue, totalement mienne, et totalement leur, je rends grâce à Dieu qui semble l'avoir voulue tout entière pour cette JOIE-là, envers et malgré tout. Dans ce MERCI où tout est dit, désormais, de ma vie, je vous inclus bien sûr, amis d'hier et d'aujourd'hui, et vous, ô amis d'ici, aux côtés de ma mère et de mon père, de mes soeurs et de mes frères et des leurs, centuple accordé comme il était promis ! Et toi aussi, l'ami de la dernière minute, qui n'aura pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je le veux, ce MERCI, et cet « A-DIEU » envisagé de toi. Et qu'il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s'il plaît à Dieu, notre Père à tous deux. AMEN ! Incha Allah ! Alger,
l décembre 1993. Voir aussi Frère Luc, moine de Tibhirine 20 MAI L'an de grâce 1444, la naissance au ciel de saint Bernardin de Sienne, prêtre franciscain, qui se consacra surtout aux prédications populaires dans les villes et les campagnes italiennes, annonçant la miséricorde de Dieu et le salut au nom de Jésus. 19 MAI A Kermartin, près de Tréguier, en Bretagne, en 1303, saint Yves, prêtre. Après ses études de théologie et de droit à Paris et à Orléans, il rentra dans son pays où il fut nommé recteur de diverses paroisses. Partout, il se fit l'avocat des pauvres, des veuves et des orphelins, en même temps que le défenseur de la liberté religieuse de l'Eglise. Il est le patron des avocats et des juristes. L'an de grâce 1296, la naissance au ciel de saint Pierre Célestin. D'abord moine bénédictin près de Bénévent, il mena ensuite la vie érémitique sur les hauteurs de Majella, où il fonda la congrégation qui prit son nom. Sa réputation de sainteté lui valut d'être élu pape, service qu'il accepta pour faire cesser la vacance du Saint Siège qui durait depuis deux ans. Mais peu préparé à cette charge, il dut y renoncer moins de six mois plus tard. 18 MAI L'an de grâce 526, la naissance au ciel de saint Jean 1er, pape. Après une ambassade à Constantinople où il fut reçu comme l'apôtre Pierre en personne, il mourut, victime des persécutions du roi Théodoric, dans une prison de Ravenne, puis fut enseveli avec les honneurs réservés aux martyrs. A Upsal, saint Eric. Elevé au trône de Suède en 1150, il entreprit la christianisation des Finnois encore païens, mais fut martyrisé en 1160, alors qu'il venait de participer à la liturge de la messe. Saint Eric fut le patron de la Suède catholique jusqu'au XVIème siècle. 17 MAI L'an du Seigneur 1592, saint Pascal Baylon, franciscain espagnol qui transfigurait son humble vie quotidienne par l'adoration et la communion eucharistique. 16 MAI L'an de grâce 1383, le martyre de saint Jean Népomucène. Originaire de Bohème, il exerça son ministère sacerdotal à Prague. Il fut emprisonné puis jeté dans la Moldau pour avoir refusé de violer le secret de la confession. 15 MAI Mémoire de saint Pacôme, abbé, mort en Thébaïde en 346. Témoin de la charité chrétienne envers les prisonniers durant son service militaire, il se convertit et demanda l'habit monastique à l'ermite saint Palamon. Sept ans plus tard, une voix divine l'avertit de bâtir à Tabenne une maison pour y rassembler beaucoup de frères. Saint Pacôme est ainsi considéré comme le fondateur du cénobitisme en Orient. 14 MAI Fête de saint Matthias, apôtre, qui fut compté parmi les témoins de la résurrection du Seigneur, pour avoir accompagné les autres apôtres et vécu avec Jésus, depuis le baptême de Jean jusqu'à l'Ascension. Selon une tradition, c'est en Ethiopie qu'il porta l'Evangile et qu'il donna sa vie pour le Christ. 13 MAI Au diocèse de Poitiers, en 1820, saint André Hubert Fournet. Nommé curé de son village natal, il refusa de prêter le serment constitutionnel et dut vivre dans la clandestinité durant les années sombres de la Terreur. Il fonda ensuite, avec sainte Elisabeth Bichier des Ages, la Congrégation des Filles de la Croix, qui se dévouent à l'éducation chrétienne des enfants et aux soins des malades pauvres. 12 MAI Saint Germain, archevêque de Constantinople, mort presque centenaire en 733. Célèbre panégyriste de la Mère de Dieu, on lui attribue l'hymne acathiste, litanie de la liturgie orientale en l'honneur de Notre-Dame. 11 MAI Mémoire des saints abbés de Cluny, Odon, Mayeul, Odilon, Hugues et Pierre le Vénérable. La haute autorité morale de Cluny que, du Xème au XIIème siècle, ces grands abbés mirent au service de l'Ordre bénédictin, de l'Eglise romaine et de la paix civile, s'explique par le rayonnement de leur personnalité, la stabilité de leur gouvernement exempt de toute ingérance séculière et leur fidélité à ne rien préférer à l'Oeuvre de Dieu. L'an du Seigneur 477, saint Mamert, évêque de Vienne en Dauphiné. Des incendies et des tremblements de terre l'incitèrent à instituer les prières connues sous le nom de rogations durant les jours qui précèdent la fête de l'Ascension. A Naples, l'an de grâce 1716, saint François de Girolamo, prêtre de la Compagnie de Jésus. Prédicateur réputé, il favorisa l'apostolat des laïcs et de nombreuses oeuvres sociales au service des malades, des jeunes et des vagabonds. 10 MAI Au début du VIIème siècle, saint Comgall, moine écossais. Il fonda sur la côte de l'Ulster le monastère de Bangor qui fut un centre de haute spiritualité chrétienne jusqu'au temps des invasions danoises. Saint Bernard, dans sa Vie de Saint Malachie, n'hésitait pas à considérer Bangor comme une pépinière de saints qui a produit tant de fruits pour la gloire de Dieu. En Andalousie, l'an du Seigneur 1569, saint Jean d'Avila. Fils de juifs convertis au Christ annoncé par les Ecritures, il fut ordonné prêtre après ses études à Alcala. Il mit ses talents d'orateur au service de l'Evangile et obtint de nombreuses conversions, parmi lesquelles celles des futurs saints Jean de Dieu et François de Borgia. 9 MAI L'an du Seigneur 1443, le bienheureux Nicolas Albergati, chartreux qui fut ordonné évêque de Bologne en 1427. Nommé nonce apostolique par le pape Martin V, il travailla avec succès à rétablir la paix entre la France et l'Angleterre. 8 MAI Au début du IVème siècle, saint Victor. Soldat africain en garnison à Milan, il fut appelé à répondre de sa foi devant les tribunaux, et résista avec courage à tous les efforts entrepris pour le faire apostasier. L'an du Seigneur 615, saint Boniface IV, pape, qui, par ses relations bienveillantes, étendit l'influence du siège romain, en Orient et en Angleterre. 7 MAI Vers l'an 95, le martyre de sainte Flavie Domitille. Elle reçut le voile des vierges consacrée des mains de saint Clément de Rome. Apparentée à la famille impériale régnante, elle fut bannie pour sa foi chrétienne. 6 MAI En Angleterre, l'an de grâce 698, saint Eadbert, moine bénédictin qui succéda à saint Cuthbert sur le siège épiscopal de Lindisfarn. Sa connaissance des Ecritures et sa charité envers les pauvres lui obtinrent une grande popularité. Son successeur, saint Eadfrid, est l'auteur du célébre évangéliaire de Lindisfarn. 5 MAI A Jérusalem, vers 350, saint Maxime, évêque, condamné aux mines pour avoir confessé la divinité de Jésus Christ. 4 MAI En 1793, au diocèse de Saint Dié, le bienheureux Jean Martin Moye, fondateur de la Congrégation des Soeurs de la Providence de Portieux et de celle de Saint Jean de Bassel, puis missionnaire au Su-Tchuen où, en pleine persécution, il fonda l'Institut des vierges chinoises. De retour en France, il dut s'exiler pour refus de serment et mourut à Trèves. 3 MAI Fête des saints apôtres Philippe et Jacques. Originaire de Bethsaïde, comme Pierre et André, Philippe était, comme eux, disciple de Jean-Baptiste quand il fut appelé par le Christ. L'Evangile rapporte plusieurs épisodes où Philippe intervient pour faire voir Jésus ou pour demander lui-même à voir le Père. Jacques, fils d'Alphée, est dit "le Mineur" pour le distinguer de Jacques "le Majeur", frère de Jean. Au XIIème siècle, le bienheureux Alexandre, prince d'Ecosse devenu convers cistercien à Foigny près de Laon. A l'instigation de sa soeur aînée agée de vingt ans, il avait décidé de renoncer à tout pour le Christ, et, quittant tous les deux leur patrie, ils parvinrent à ce monastère où son identité resta ignorée jusqu'à ses derniers moments. 2 MAI Mémoire de saint Athanase, évêque d'Alexandrie et docteur de l'Eglise. Sa vie durant, il se fit le défenseur de la doctrine du Concile de Nicée, qui proclama le Verbe, Fils de Dieu, consubstantiel au Père. Il contribua aussi à diffuser l'idéal monastique en composant à l'intention des occidentaux la Vie de saint Antoine. Il s'endormit dans le Seigneur en 373, après quarante-cinq années d'épiscopat, dont dix-sept se passèrent en exil. 1er MAI Commémoration de saint Joseph. Charpentier de son métier, il coopéra, par le travail de ses mains, à l'oeuvre créatrice et rédemptrice, tout en gagnant le pain de la sainte famille. 30 AVRIL L'an du Seigneur 1842, saint Joseph Benoît Cottolengo, prêtre italien, qui fonda à Turin la petite maison de la divine Providence, au service des nécessiteux et des malades. La fondation est devenue aujourd'hui une oeuvre imposante à laquelle se rattachent une trentaine de congrégations. 29 AVRIL Mémoire de sainte Catherine de Sienne, vierge et docteur de l'Eglise. Tertiaire dominicaine enflammée par un dialogue constant avec son Epoux mystique, elle eut un rayonnement maternel sur ses disciples qui bénéficièrent de sa doctrine théologale, et exerça une influence décisive en faveur de l'unité de l'Eglise romaine, autour de son chef visible, vicaire du Christ sur terre. Elle s'endormit dans le Seigneur en 1380, à l'âge de 33 ans. Jean-Paul II l'a proclamée co-patronne de l'Europe en octobre 1999. 28 AVRIL L'an de grâce 1841, saint Pierre Chanel, prêtre mariste, originaire du diocèse de Belley. Premier missionnaire en Océanie, il n'eut que peu de succès dans son travail apostolique, mais, par sa mort sanglante, il obtint la conversion de toute l'île de Futuna au christianisme. A Saint-Laurent-sur-Sèvres, dans le diocèse de Luçon, en 1716, saint Louis Marie Grignion de Montfort, prêtre, qui se consacra aux missions populaires en Bretagne, en Vendée et en Poitou. Grand dévôt de la Vierge Marie, il fonda la Congrégation des Missionnaires de la Société de Marie, et celle des Filles de la Sagesse, qui se dévouent à toute oeuvre de miséricorde. 27 AVRIL En Thébaïde, l'an du Seigneur 368, saint Théodore, disciple de saint Pacôme. Rempli de la grâce du Christ et bouillonnant du Saint Esprit, il se montrait habile à réconcilier les frères divisés : aussi fut-il appelé à seconder saint Pacôme et son successeur, saint Horsièsos, dans leur gouvernement et la catéchèse. L'an de grâce 1272, sainte Zita, vierge. Fille d'un pauvre jardinier de Lucques, en Toscane, elle aidait au soin du ménage et aux travaux du potager. Elle devait ainsi consacrer toute sa vie au service d'autrui, sous le regard de Dieu. Au XIIème siècle, à Clairvaux, le bienheureux Raynaud, premier abbé de Foigny en 1121. Comme il trouvait la charge trop lourde, il reçut quatre lettres de saint Bernard qui la lui avait confiée. "Tu sais bien, lui disait-il, que tu as été envoyé pour secourir tes frères et non l'inverse, que tu tiens la place de celui qui est venu pour servir, non pour être servi". Toutefois, au bout de dix ans, selon son grand désir, Raynaud revint auprès de Bernard à Clairvaux. 26 AVRIL Au IXème siècle, la naissance au ciel de saint Paschase Radbert, abbé de Corbie, qui renonça très tôt à cette charge pour se retirer à l'abbaye de Saint-Riquier. Théologien érudit, il fut le premier à composer un traité doctrinal sur l'Eucharistie, qui le range parmi les grands témoins de la foi de l'Eglise sur ce mystère. A San Isidro, en Espagne, le bienheureux Rafaël Arnaiz Baron. Eprouvé par une pénible maladie, il dut quitter trois fois le monastère et y revint en gage d'une réponse fidèle et héroïque à ce qu'il ressentait être l'appel de Dieu. Sanctifié dans la joyeuse fidélité à la vie monastique, il s'endormit dans le Seigneur le 26 avril 1938 à l'âge de 27 ans. Jean-Paul II l'offrit en modèle aux jeunes et le proclama bienheureux le 27 septembre 1992. Benoît XVI l'a canonisé le 11 octobre 2009. 25 AVRIL Fête de saint Marc, évangéliste. Il accompagna saint Paul et son cousin Barnabé, lors de leur premier voyage missionnaire à Chypre, puis seconda l'apôtre au cours de sa captivité à Rome. Les témoignages les plus anciens le présentent comme l'interprète de la catéchèse de saint Pierre et comme le prédicateur de la Bonne Nouvelle en Egypte. Ses reliques, emportées à Venise au IXème siècle, furent partiellement restituées au patriarche d'Alexandrie par le pape Paul VI, en signe de la volonté de communion entre l'Eglise romaine et l'Eglise copte. En Avignon, l'an 1342, le bienheureux Benoît XII. Il avait été moine cistercien de Boulbonne et abbé de Fontfroide, puis évêque de Pamiers et de Mirepoix. Devenu pape, il eut à coeur la réforme de la discipline ecclésiastique et l'étude. Il laissa ses directives à l'Ordre de Cîteaux dans la célèbre constitution "Fulgens sicut stella matutina". 24 AVRIL A Angers, l'an de grâce 1868, sainte Marie de Sainte Euphrasie Pelletier, vierge. Née à Noirmoutiers, elle entra, à dix-neuf ans, dans l'Ordre de Notre-Dame de Charité, fondé par saint Jean Eudes deux siècles plus tôt, et créa la branche des "Madeleines", dans laquelle les filles repenties peuvent mener la vie religieuse contemplative. Plus tard, elle fonda dans le même esprit, à Angers, la Congrégation du Bon Pasteur. 23 AVRIL La naissance au ciel de saint Georges, martyrisé au IVème siècle sous la persécution de Dioclétien. Son culte très ancien, d'abord localisé à Lydda en Palestine, connut une grande popularité à l'époque des croisades. Il est honoré comme un soldat, vainqueur des forces du mal symbolisées par un dragon. Saint Georges est le patron de l'Angleterre, ainsi que celui de l'Ethopie, où il est représenté en de nombreuses fresques. 22 AVRIL A Vitorchiano, en Italie, la bienheureuse Maria-Gabriella Sagheddu, remarquable dès le début de sa vie monastique par sa joie et sa fidélité. Le Seigneur accepta l'offrande de sa vie pour l'unité des chrétiens, le 23 avril 1939. Elle a été proclamée bienheureuse le 25 janvier 1983. Sa dépouille intacte repose en la chapelle de l'unité au monastère cistercien de Vitorchiano. 21 AVRIL Mémoire de saint Anselme. Originaire du Piémont, il fut attiré à l'abbaye bénédictine du Bec-Hélloin, en Normandie, renommée par son école dirigée par Lanfranc. Moine, puis abbé, il se mit en recherche d'une meilleure intelligence de la foi, grâce à une méthode scholastique décisive pour l'avenir de la théologie. Elu plus tard archevêque de Cantorbery, il dut, malgré son amitié personnelle pour le roi d'Angleterre, lutter en faveur de la liberté religieuse de l'Eglise, puis mourut en 1109. L'an du Seigneur 1163, le bienheureux Fastrède. Saint Bernard choisit ce moine austère comme abbé pour la fondation de Cambron. Lorsqu'il fut rappelé à Clairvaux par ses frères pour succéder au bienheureux Robert de Bruges, cette nouvelle l'effraya tant, que d'abord il se cacha. Dans la suite il dut même présider tout l'Ordre comme huitième abbé de Cîteaux. 20 AVRIL En Belgique, au XIIème siècle, la bienheureuse Oda, qui consacra au Christ seul sa beauté physique ; et en Italie, au XIVème siècle, sainte Agnès, dominicaine, qui sut harmoniser, dans le renoncement, action et contemplation. 19 AVRIL L'an de grâce 1054, saint Léon IX. Evêque de Toul d'origine alsacienne, il fut élevé au souverain pontificat à la diète de Worms, en 1049, puis confirmé par le clergé et le peuple romain. Il s'efforça avec succès de ranimer la vie de l'Eglise latine, mais connut la douleur de voir la consommation du schisme entre l'Orient et l'Occident. Les anathèmes réciproques lancés à cette occasion ont été levés le 7 décembre 1965 par le pape Paul VI et le Patriarche Athénagoras pour en effacer la mémoire et ouvrir la voie vers l'unité. Pontife voyageur, il consacra, dans son ancien diocèse, les églises de Remiremont et Saint-Maurice d'Epinal. 18 AVRIL Au monastère cistercien des Dunes en Flandre, l'an 1167, le bienheureux Idesbald. Après la mort de sa femme et de ses enfants, il entra aux Dunes à un âge avancé. Il en devint abbé. Les douze années de son gouvernement furent très prospères. Son corps levé de terre fut retrouvé intact en 1237 puis en 1624. A Paris, l'an de grâce 1618, la bienheureuse Marie de l'Incarnation. Epouse et mère de famille chrétienne exemplaire, Madame Acarie se consacra à l'établissement, en France, des carmels issus de la réforme de sainte Thérèse d'Avila. Devenue veuve, elle se retira dans l'un d'eux, sous la juridicion de sa propre fille. La souffrance marqua les courtes années de sa vie religieuse. 16 AVRIL Au VIème siècle, saint Paterne, évêque d'Avranches. D'abord moine dans le diocèse de Poitiers, il gagna une solitude à Scicy, près de Coutances, où son rayonnement lui attira une foule de disciples. Aux dires des historiens anciens, on n'avait pas vu le monachisme parvenir à une telle fécondité depuis saint Martin. L'an de grâce 1783, saint Benoît Labre. Ne pouvant s'adonner à aucun genre de vie religieuse régulière, ce chrétien français, originaire d'Amettes, près de Boulogne-sur-Mer, vécut en simple pélerin, dans le détachement et la prière continuelle. Il mourut au terme d'une pérégrination qui l'avait amené jusqu'à Rome. 15 AVRIL Le jour de Pâques 1607, le bienheureux César de Bus. Originaire de Cavaillon, sur les bords de la Durance, il renonça à sa vie de gentilhomme mondain pour se faire prêtre, puis fonda la Congrégation des Pères de la Doctrine chrétienne qui, à la veille de la Révolution, comptait en France soixante-quatre maisons, collèges ou séminaires. 14 AVRIL En Orient, saint Ardalion, comédien qui parodiant un jour en public les mystères chrétiens, fut subitement touché par la grâce ; il se proclama alors chrétien devant les spectateurs qui demandèrent sa mort. L'an de grâce 1117, saint Bernard de Tiron. Avec Robert d'Arbrissel dans le Maine-Anjou, Pierre de l'Etoile en Berry, Vital en Normandie et Raoul de la Fustaie en Bretagne, il fut l'un des animateurs du mouvement monastique du XIème siècle, en fondant dans une forêt du diocèse de Chartres un nouveau monastère qui devint, plus tard, le centre d'une Congrégation bénédictine. 13 AVRIL A Rosendal, près de Malines en Belgique, la bienheureuse Ida de Louvain, moniale. Elle demeura longtemps chez les siens où elle menait une vie pénitente, vouée à l'amour du Christ et aux oeuvres de charité. Comblée de grâces mystiques, elle reçut dans sa chair les stigmates de Jésus crucifié, mais obtint de Dieu que rien n'en parut au dehors. A son gré trop remarquée dans le monde, elle demanda son admission chez les cisterciennes où elle travailla à la transcription des livres et jouit de nouveaux charismes. 12 AVRIL Au IVème siècle, saint Zénon, évêque d'origine africaine élu au diocèse de Vérone. Il apparaît comme un témoin de la doctrine baptismale, "mystère de la fécondité de l'Eglise vierge et mère". En 1927, le bienheureux Joseph Moscati, professeur à la faculté de médecine de Naples, qui mit ses compétences au service de la recherche scientifique, en même temps qu'il soignait gratuitement les malades les plus nécessiteux. 11 AVRIL L'an de grâce 1079, la naissance au ciel de saint Stanislas. Elu au siège métropolitain de Cracovie, il n'hésita pas à excommunier le roi de Pologne, dont les débauches faisaient scandale ; mais il paya de sa vie son courage et sa droiture. Cette mort glorieuse provoqua plus tard la conversion du roi et lui valut d'être honoré comme l'un des patrons de la Pologne catholique. 10 AVRIL L'an du Seigneur 1029, saint Fulbert. Après avoir été précepteur du fils du roi Hugues Capet, il fut promu au siège épiscopal de Chartres, où il ouvrit une école de théologie réputée. Sa dévotion envers le mystère de la Nativité de Notre-Dame fut à l'origine de la construction de la cathédrale de cette ville, célèbre par ses vitraux riches en couleurs et par son pélerinage attirant le peuple de France en terre beauceronne. 9 AVRIL En Mésopotamie, au Vème siècle, saint Acace, évêque, qui, pour racheter des prisonniers de guerre persans, fit fondre et vendre les vases sacrés de son église. 7 AVRIL Mémoire de saint Jean-Baptiste de la Salle qui fonda à Reims, sa ville natale, l'institut des Frères des Ecoles chrétiennes, au service de l'enseignement populaire. Il contribua à l'essor de son oeuvre en acceptant dans le silence les humiliations sans nombre qui lui vinrent de ses plus proches collaborateurs. 5 AVRIL L'an du Seigneur 1258, à l'abbaye cistercienne de Villers, la sépulture de sainte Julienne, religieuse augustine de Mont-Cornillon, au diocèse de Liège. Plusieurs maisons cisterciennes, en particulier Salsines, furent pour elle un asile dans les persécutions que lui valut sa mission. Elle fut en effet appelée, par révélations, à faire instituer dans l'Eglise la fête du Très Saint Sacrement. 4 AVRIL En 636, la naissance au ciel de saint Isidore, évêque de Séville, honoré comme le docteur de l'Eglise d'Espagne et comme l'un des maîtres du Moyen-Age, pour avoir transmis la culture de l'antiquité par ses ouvrages encyclopédiques, religieux ou profanes. On le considère aussi comme l'un des initiateurs de la liturgie mozarabe. Vers 1110, la bienheureuse Aleth, mère d'une nombreuse famille chrétienne, qui compta parmi ses enfants le futur saint Bernard de Clairvaux. L'an du Seigneur 1589, saint Benoît le More, franciscain d'origine africaine qui se consacra au service de son couvent en Sicile, à l'exemple du Christ venu, non pour être servi, mais pour servir et sauver les hommes de toute race, langue et peuple. En 1920, à Cheiklé près d'Akbès en Syrie, la passion du Père Philippe, moine cistercien. Il était resté seul au monastère quand surgirent des Turcs kémalistes. Ceux-ci lui demandèrent s'il croyait vraiment que Jésus crucifié, dont il portait l'image sur la poitrine, est le rédempteur ; il le confessa. "Alors, lui dirent-ils, nous allons te faire pareil" et ils le clouèrent sur une porte les bras en croix. Son agonie dura deux jours. 2 AVRIL L'an du Seigneur 1507, la naissance au ciel de saint François de Paule, ermite calabrais qui groupa ses nombreux disciples en une nouvelle famille religieuse, l'Ordre des Minimes. Mandé par le roi de France Louis XI, gravement malade, il l'assista jusqu'à sa mort, dans sa résidence de Plessis les Tours où lui-même rendit l'esprit. L'an de grâce 306, à Césarée de Palestine, le martyre de saint Apphianos, jeune noble remarquable par la pureté de ses moeurs et ses connaissances étendues. Quand on l'interrogeait sur sa condition, son origine, son domicile, il répondait imperturbablement : "Je suis serviteur du Christ". Au Vème siècle, sainte Marie l'Egyptienne. Elle renonça à sa vie scandaleuse après avoir obtenu la grâce d'adorer la sainte Croix à Jérusalem, puis se retira au désert de Palestine. 1er AVRIL L'an du Seigneur 1132, saint Hugues, évêque de Grenoble. Il appliqua la réforme de l'Eglise entreprise par Grégoire VII et favorisa la renaissance du monachisme en établissant l'Ordre bénédictin en Chalais et en conduisant saint Bruno et ses compagnons au désert de la Grande Chartreuse. 30 MARS Au milieu du VIIème siècle, saint Jean Climaque, moine. Originaire de Palestine, il se retira, après de brillantes études, au désert du Mont Sinaï. Il écrivit un ouvrage intitulé "l'Echelle du Paradis", véritable somme de la spiritualité monastique qui lui a donné dans l'Eglise byzantine la première place parmi les docteurs mystiques et lui a valu son surnom de "Climaque". 28 MARS L'an de grâce 594, saint Gontran, petit-fils de Clovis et roi des Francs. Il racheta par ses libéralités envers les pauvres, qui le surnommèrent "le bon roi Gontran", les fautes de sa vie passée, puis mourut au monastère Saint-Marcel de Châlon-sur-Saône qu'il avait fondé. 25 MARS Au neuvième mois avant Noël, solennité de l'annonciation du Seigneur, jour où la Vierge Marie, héritière des promesses davidiques, accueillit le Verbe divin dans son coeur, par sa foi au message de l'ange, et le conçut dans sa chair, par l'action du Saint Esprit. 23 MARS L'an du Seigneur 1606, saint Turibio de Mongrovejo. Après avoir été pendant cinq ans le premier magistrat de Grenade, il fut nommé au siège épiscopal de Lima au Pérou. Emu de la triste situration sociale et religieuse du peuple indien, il entreprit de visiter son immense diocèse en s'efforcant d'extirper les abus et de bâtir églises et hôpitaux partout où il passait. En Espagne, l'an de grâce 1702, saint Joseph Oriol. Grâce à l'aide charitable de quelques prêtres, il put, malgré ses origines très modestes, poursuivre ses études, conquérir le grade de docteur en théologie et recevoir le sacerdoce. Affecté à une paroisse de Barcelone, il vécut pauvrement dans une mansarde, partageant son temps entre le ministère du sacrement de la pénitence et le dévouement auprès des plus démunis. 22 MARS A Ancyre, aujourd'hui Ankara, vers 360, saint Basile, prêtre. Par la sainteté de sa vie et la force de sa parole, il retirait, chaque jour, de l'erreur arrienne des chrétiens qui s'y étaient laissés engager. A l'avènement de Julien l'Apostat, son opposition ouverte à l'empereur lui mérita la palme du martyr. Au milieu du VIIIème siècle, saint Zacharie, pape. D'origine grecque, il traduisit dans sa langue maternelle les Dialogues de saint Grégoire le Grand. Il sut s'imposer auprès des divers souverains lombards, francs et byzantins, par sa forte personnalité. A Rome, il restaura plusieurs églises et fit un grand nombre de fondations en faveur des pauvres et des pélerins. 21 MARS Au Mont Cassin, l'an de grâce 547, le trépas de notre bienheureux Père Saint Benoît. Né à Nursie vers 480, il interrompit ses études qu'il poursuivait à Rome. Après trois années passées dans la solitude de Subiaco, avec l'unique désir de "plaire à Dieu seul", il fonda plusieurs monastères et composa la Règle des Moines où il apprend à ses disciples "comment glorifier Dieu en toutes choses". En 1098, nos Pères, mûs pas le désir de suivre plus fidèlement la Règle de notre Père, "Chef, Législateur et Maître", Saint Benoît, choisirent ce jour pour la fondation du Nouveau Monastère de Cîteaux. 19 MARS Saint Joseph, membre de la Maison de David, suscité par Dieu pour veiller comme un père sur l'enfant Jésus et sa mère, héritiers des promesses et des alliances d'Israël. Saint Joseph est le patron du monastère d'Ubexy. 18 MARS L'an de grâce 386, la naissance au ciel de saint Cyrille, évêque de Jérusalem et docteur de l'Eglise. Chargé d'abord de la préparation des catéchumènes qu'il initia aux mystères chrétiens, il travailla au service de la vérité et de l'unité dans l'Eglise, au premier concile oecuménique de Constantinople. 17 MARS L'an du Seigneur 461, la naissance au ciel de saint Patrick. Après un séjour monastique à Lérins puis à Auxerre, il retourna évangéliser l'Irlande. Il y fonda l'église d'Armagh qui devint le centre religieux de cette île fertile en sainteté. Sa mémoire est vénérée à Downpatrick, dans le Comté de l'Ulster. 15 MARS A Paris, en 1660, sainte Louise de Marillac, épouse et mère de famille chrétienne qui décida de consacrer sa vie au soin des pauvres après son veuvage. Saint Vincent de Paul fut son guide spirituel et l'aida à fonder la Compagnie des Filles de la Charité, qui, selon la volonté de leurs fondateurs, n'auraient pas d'autre cloître que leurs salles d'hôpitaux. 13 MARS En Thébaïde, vers 412, sainte Euphrasie, vierge. Quand elle fut en âge de se prononcer sur son propre sort, elle choisit de vivre dans la communauté religieuse où sa mère l'avait placée en attendant de la marier. Elle mit son riche héritage à la disposition des pauvres. A Cordoue, l'an du Seigneur 857, le martyre des saints Rodrigue et Salomon. Converti de l'Islam, Rodrigue fut trahi par son frère resté musulman. Jeté en prison, il s'y retrouva avec un chrétien nommé Salomon qui, ayant d'abord apostasié, était ensuite revenu vers le Christ. 12 MARS En 417, la mise au tombeau de saint Innocent 1er. Il étendit la sollicitude de l'Eglise romaine en Orient, en défendant saint Jean Chrysostome chassé du siège de Constantinople ; en Afrique, en soutenant saint Augustin contre l'hérésie donatiste ; et en Italie, en oeuvrant contre l'invasion des Visigoths. 11 MARS Vers 640, saint Sophrone. Après avoir passé 20 ans sous la conduite de l'ermite Jean Moschus qui lui dédia son ouvrage "le pré spirituel", il fut placé à la tête de l'église de Jérusalem qu'il vit ravagée par les Sarrasins. Héritier ultime de la tradition monastique palestinienne, il opposa à l'hérésie mono-énergiste une doctrine orthodoxe puisée aux sources de la liturgie et de la contemplation. 9 MARS L'an du Seigneur 1440, la naissance au ciel de sainte Françoise Romaine, épouse et mère de famille chrétienne qui, veuve à 52 ans, anima une communauté d'oblates bénédictines, vouées aux oeuvres charitables. Sainte Françoise Romaine est la patronne de la Congrégation des Servantes des pauvres. L'an de grâce 1857, saint Dominique Savio, qui mourut à l'âge de 15 ans au collège fondé à Turin par saint Jean Bosco, après avoir donné l'exemple d'une vie de prière, et d'une charité fraternelle enjouée et austère à la fois. 8 MARS L'an de grâce 1550, la naissance au ciel de saint Jean de Dieu. Soudainement converti par saint Jean d'Avila qui prêchait à Grenade la folie de la miséricorde divine, ce portugais d'une quarantaine d'années fut jugé atteint de troubles mentaux et soumis aux mauvais traitements prévus à l'époque pour ce genre de malades. Il décida dès lors de se dévouer auprès de ses compagnons d'infortune en jetant les bases de l'Ordre de la Charité, dont les membres sont plus connus sous le nom de Frères hospitaliers de saint Jean de Dieu. Dans la vallée de la Corrèze, l'an du Seigneur 1159, saint Etienne, abbé d'Obazine. Prêtre, il embrassa la vie érémitique, mais il vit bientôt affluer des disciples. Leur proposant de vivre en commun l'idéal du désert, il les forma à une discipline très austère mais joyeuse. Sur le conseil du Prieur de la Chartreuse, il demanda son agrégation à Cîteaux qui, à la même époque, garantissait ce genre d'observance. Lors du Chapitre Général présidé par le Pape Eugène III, il fut présenté en ces termes par l'abbé de Cîteaux : "Voici un abbé frêle de corps, laid de visage; mais, sachez-le, tout en lui est animé par l'Esprit Saint et la vertu de foi". 7 MARS Mémoire des saintes Perpétue et Félicité, martyrisées dans l'amphithéatre de Carthage le 7 mars 203. De conditions sociales différentes, ces deux jeunes mères de famille, encore catéchumènes, affrontèrent la mort avec plus de courage que les douleurs de l'enfantement, dans l'espérance que ce ne serait plus elles, mais le Christ qui souffrirait alors en elles et pour elles. Vers 340, saint Paul le Simple. Egyptien de naissance, il vécut dans le monde jusqu'au jour où, trompé par son épouse, il alla frapper à la porte du monastère de saint Antoine. Avant d'être admis, il fut soumis à telle épreuve que sa parfaite docilité lui fit donner le surnom de "simple". 6 MARS L'an de grâce 766, saint Chrodegang, évêque de Metz, qui fut l'un des premiers à adopter, puis à propager en Gaule la liturgie romaine et le chant grégorien, et à donner aux chanoines une règle de vie fraternelle. Il fut inhumé à l'abbaye de Gorze qu'il avait fondée. A Gand, en Flandre, vers 1447, sainte Colette, ou Nicole, vierge. Tertiaire franciscaine, elle mena d'abord une vie de recluse près de l'église de Corbie, sa ville natale, puis entreprit de ranimer l'amour et la pratique de la pauvreté évangélique dans l'Ordre des Clarisses, dont elle devint abbesse générale. 4 MARS En 1484, la naissance au ciel de saint Casimir, prince héritier et patron céleste de la Pologne et de la Lithuanie. Au milieu du luxe de la cour, il sut garder un grand amour des pauvres et de la pauvreté, et un profond attachement pour la chasteté, grâce à une vie de prière intense. En Asie Mineure, sous l'empereur Dioclétien, la passion de saint Adrien. Officier païen de l'armée impériale, il fut soudainement converti par la patience surhumaine dont faisaient preuve vingt-trois chrétiens et demanda que son nom soit ajouté à leur liste. 3 MARS En Palestine, l'an du Seigneur 262, la passion des saints Marin et Astère. D'après l'historien Eusèbe, Marin allait être promu au grade de centurion, quand il fut dénoncé comme chrétien par un rival. Contraint de choisir, Marin préféra la palme du martyre aux honneurs militaires. Le sénateur romain Astère, qui avait assisté au suplice, fut mis à mort à son tour pour avoir recueilli son corps. En 1260, à Cortone en Italie, la vénérable Véronique Laparelli, moniale cistercienne de la Sainte Trinité. Le Seigneur la prévint toute jeune de grâces de choix, puis la conduisit dans la solitude du cloître. Elle était si rayonnante qu'il suffisait de l'approcher pour retrouver la paix. 2 MARS L'an de grâce 1127, le bienheureux Charles-le-Bon, comte de Flandre. Sa charité et sa justice lui valurent la haine de quelques seigneurs qui le firent assassiner à Bruges. Cette mort d'un homme pénétré de l'amour de Dieu fut considérée comme un martyr par la dévotion populaire. 1er MARS Vers 550, saint Aubin. D'abord abbé de Nantilly, près de Saumur, il devint ensuite évêque de la ville d'Angers, dont il est devenu le patron céleste. Rayonnant de charité dans un monde barbare et cruel, il fut l'un des principaux promoteurs du troisième concile d'Orléans, qui réforma l'Eglise franque avec une grande fermeté. 29 FEVRIER L'an du Seigneur 1856, le bienheureux Auguste Chapdelaine, membre de la Société des Missions Etrangères de Paris, et ses compagnons, martyrisés après deux années d'activité missionnaire intense, dans une Chine qui n'avait pas vu de prêtres catholiques depuis plus d'un siècle et demi. 28 FEVRIER Au Vème siècle, saint Romain et saint Lupicin, abbés. Après un séjour dans un monastère lyonnais où il recueillit les traditions transmises par l'Orient à la Provence, Romain se fixa dans le Jura avec son frère Lupicin. Issue de ces deux fondateurs, rapporte leur biographe, la communauté de Condat se développa dans l'unité de la foi et de la charité, et comme une ruche, essaima sous le souffle de l'Esprit dans les régions voisines. Plusieurs localités ont gardé par la suite leur nom. 27 FEVRIER Au diocèse de Metz, vers 975, le bienheureux Jean de Vandières, abbé, principal animateur de tout un mouvement de réforme monastique, à Gorze d'abord, puis dans les pays lorrains et rhénans. 26 FEVRIER En Egypte, vers 326, saint Alexandre, évêque d'Alexandrie. Après avoir essayé vainement de ramener dans le chemin de la vérité Arius, prêtre de son clergé, il convoqua, en 320, un synode qui condamna l'hérésie, en définissant la consubstantialité du Verbe avec le Père. Secondé par son diacre, le futur saint Athanase, il fit triompher cette doctrine au premier concile oecuménique de Nicée en 325, qui promulga le célèbre symbole de foi. 25 FEVRIER L'an de grâce 369, saint Césaire, frère de saint Grégoire de Nazianze. Médecin à la cour impériale sous Julien l'Apostat, il échappa à la mort lors d'un tremblement de terre ; il renonça alors à sa situation et voua sa vie au Christ. L'an du Seigneur 1116, le bienheureux Robert d'Arbrissel. Parcourant la Bretagne, le Maine et l'Anjou, ce prêtre cultivé et austère, entraîna à sa suite une foule de disciples qu'il groupa d'abord dans la forêt de Craon puis fixa à Fontevrault. 23 FEVRIER Mémoire de saint Polycarpe, évêque, martyrisé à Smyrne en Asie Mineure, vers 155. Au témoignage de saint Irénée, "il avait conversé avec Jean et d'autres qui avaient connu le Seigneur", et pouvait "parler de ce qu'il savait, par eux, de sa doctrine et de ses miracles". Lié au poteau du bûcher, "il rendit grâces au Père de communier au calice du Seigneur, pour ressusciter à la vie éternelle de l'âme et du corps, dans l'incorruptibilité de l'Esprit-Saint". 22 FEVRIER Fête de la Chaire de Saint Pierre, siège de l'Eglise apostolique qui préside à la charité et confirme dans la vérité, source et fondement de l'unité. A Hiéropolis en Phrygie, vers 163, le martyre du bienheureux Papias, évêque, qui reçut la doctrine du Christ de saint Polycarpe, lui-même disciple de saint Jean l'évangéliste. Bénéficiaire de cette tradition vivante, il composa un ouvrage sur les "Discours du Seigneur". A Cortone, en Italie, l'an du Seigneur 1297, sainte Marguerite, qui résolut de racheter par une pénitence publique les scandales qu'elle avait pu causer par sa jeunesse désordonnée. Admise dans le tiers-ordre franciscain, elle y vécut pendant vingt-trois ans, gratifiée par Dieu de nombreuses faveurs mystiques. 21 FEVRIER Mémoire de saint Pierre Damien. D'abord ermite à Font-Avellane, il composa la biographie de saint Romuald, fondateur des moines Camaldules, et chanta la mystère de la vie solitaire dans la communion de l'Eglise. Créé cardinal-évêque d'Ostie vingt ans plus tard, il seconda les efforts du Pape Grégloire VII en réagissant contre la décadence intellectuelle et morale du clergé. Il s'endormit dans le Seigneur en 1072. L'an du Seigneur 676, saint Gondelbert. Il quitta le siège épiscopal de Sens, au grand regret de ses fidèles, pour se retirer dans une solitude des Vosges où il fonda le monastère de Senones, rattaché, en 1618, à la Congrégation de Saint Vanne. 20 FEVRIER Au VIIIème siècle, saint Léon. Ce chrétien de Ravenne renonça à son riche héritage pour se mettre au service du Christ et de l'Eglise. Il parcourut successivement tous les degrés de la hiérarchie et fut élu évêque de Catane en Sicile. Avec le courage d'un lion dont il portait le nom, il libéra son Eglise de l'idolâtrie, succès qui le fit appeler à la cour de Byzance. 19 FEVRIER En France, en 1841, au diocèse de saint Dié, la fondation de Notre Dame de Saint Joseph d'Ubexy, par des moniales de Sainte Catherine de Laval. Le monastère fut érigé en prieuré en 1847 et en abbaye le 16 mars 1875. Dieu
notre Père,
18 FEVRIER Sainte Bernadette Soubirous, vierge, qui fut favorisée à Lourdes, à l'âge de 14 ans, de dix-huit apparitions de la Vierge Marie. Après ces événements, elle entra dans la Congrégation des Soeurs de la Charité et de l'Instruction chrétienne de Nevers, où elle n'aspirait qu'à demeurer cachée, en vivant intégralement selon le message qu'elle avait reçu à Lourdes. Après de grandes souffrances, elle obtint, en 1879, le bonheur que lu avait promis Notre Dame. Le même jour, le martyre de saint Siméon. "Frère du Seigneur" au même titre que saint Jacques auquel il succéda à la tête de la communauté chrétienne de Jérusalem, Siméon organisa l'évacuation des chrétiens lors du siège de la ville en l'an 70. Il fut crucifié par les Romains qui redoutaient une recrudescence du nationalisme juif. 17 FEVRIER Au XIIIème siècle, les sept fondateurs de l'Ordre des Servites de Marie, marchands florentins qui se libérèrent des servitudes de leur négoce pour vivre au service de la Mère du Christ, dans la prière et l'apostolat. L'an du Seigneur 603, saint Fintan, abbé de Clonegah. Aux disciples qui vinrent se ranger sous sa conduite, il traça une règle du plus sévère ascétisme, tempérée par sa sincère humilité et sa grande douceur à l'égard de tous. On le considère comme l'un des pères de l'Irlande monastique. 16 FEVRIER A Nicomédie, vers 305, sainte Julienne, vierge et martyre. A son fiancé qui présidait au tribunal au nom et sous la pression de l'autorité impériale, elle répondit : "Si tu crains un empereur mortel, combien davantage je dois craindre mon empereur à moi, qui est immortel". 14 FEVRIER Mémoire des saints Cyrille, moine, et Méthode, évêque. Grecs d'origine, ces deux frères furent envoyés de Constantinople pour évangéliser les Slaves et furent confirmés par l'Eglise romaine dans leurs moyens d'apostolat consistant à traduire la Bible et à célébrer la liturgie en slavon, langue fixée à l'aide d'un nouvel alphabet, appelé "cyrillique". Saint Cyrille mourut à Rome en 869, mais son corps fut rapatrié à Salonique, sa ville natale, en 1976, en signe de la volonté de communion entre l'Eglise latine et les Eglises grecques et slaves. A Rome, au IIIème siècle, saint Valentin, prêtre, martyrisé pour avoir mis ses pouvoirs de prêtre et ses talents de médecin au service des chrétiens prisonniers pour leur foi. 13 FEVRIER L'an de grâce 1237, le bienheureux Jourdain de Saxe. A la mort de saint Dominique, il fut élu Maître Général de son Ordre, qu'il gouverna pendant quinze ans avec sagesse et prudence. Il prêchait ordinairement les Carêmes dans les Universités de Paris et de Bologne, où il recruta un très grand nombre de disciples. Sa correspondance avec la bienheureuse Diane d'Andalo est exceptionnelle, en tant qu'elle "permet de suivre Jourdain dans ses nombreux voyages et d'assister à la rapide expansion que connut l'Ordre en ce début du XIIIème siècle", mais surtout du fait qu'elle témoigne d'une "amitié spirituelle forte entre un homme et une femme animés par le désir de se soutenir mutuellement dans la recherche de Dieu et l'accomplissement de leur vocation". 12 FEVRIER Mémoire de saint Benoît d'Aniane, abbé, mort en 821 à Inden, aujourd'hui Kornélimünster près d'Aix-la-Chapelle. Elevé à la cour de Pépin-le-Bref, il prit l'habit monastique à Saint-Seine, aux environs de Langres, puis retourna en Aquitaine où il donna une vive impulsion au monachisme. Avec l'appui de Louis-le-Débonnaire, il propagea alors, dans tout l'Occident, la Règle bénédictine. L'an de grâce 1141, la bienheureuse Humbeline, soeur de saint Bernard. Convertie lors d'une visite à Clairvaux, elle entra deux ans plus tard, avec le consentement de son mari, chez les bénédictines de Juilly dont elle devint prieure. 11 FEVRIER Commémoration de Notre-Dame de Lourdes. En 1858, quatre années à peine après la proclamation solennelle du dogme de l'Immaculée Conception, la Vierge Marie se présentait sous ce vocable à Bernadette Soubirous, et rappelait au monde le message évangélique de la conversion et de la prière. 10 FEVRIER Fête de sainte Scholastique. Consacrée à Dieu depuis son enfance, elle rencontrait une fois l'an son frère saint Benoît, près de son monastère du Mont-Cassin. L'épisode survenu lors de leur dernier entretien atteste la faveur dont elle jouissait auprès de Dieu, à cause de son plus grand amour. Ses reliques sont réparties entre la ville du Mans, dont sainte Scholastique est la patronne, et Juvigny-les-Dames, aujourd'hui dans le diocèse de Verdun. 8 FEVRIER Près de Milan, en 1537, saint Jérôme Emilien. Particulièrement ému par la misère des orphelins, des filles perdues et des enfants abandonnés, il fonda, pour leur venir en aide, la Congrégation des Somasques, du nom de la petite ville où elle naquit. Saint Jérôme Emilien mourut de la peste, qu'il contracta en se dévouant auprès des malheureux atteints de ce mal. Au VIIème siècle, saint Paul, évêque. Après avoir exercé divers emplois civils à la cour de Clovis II, et mené quelques temps la vie monastique, il fut appelé au service de l'Eglise de Verdun, se souciant d'assurer une vie décente à son clergé démuni et de faire observer le dimanche par ses fidèles. 7 FEVRIER En Phrygie, vers 305, saint Adauque, martyr. Issu d'une illustre famille d'Italie, il fut élevé par les empereurs aux plus hautes dignités, mais n'hésita pas à s'opposer à eux dans le domaine de la foi. Vers 1150, le bienheureux Nivard, le plus jeune des frères de saint Bernard. "A vous le ciel, à moi la terre, le partage n'est pas égal", aurait-il répondu à Guy, son aîné, qui partant pour Cîteaux lui montrait le château familial. Dès que l'âge le lui permit, il rejoignit ses frères. Profès de Cîteaux, il fut envoyé à Clairvaux et prit part à diverses fondations. 6 FEVRIER Mémoire de saint Paul Miki et de ses vingt-cinq compagnons religieux ou laïcs, crucifiés à Nagasaky en 1597, une quarantaine d'années après la mission de saint François Xavier. Tout en pardonnant à ses bourreaux et en priant pour le Japon, Paul proclama du haut de sa croix que "la seule voie du salut était celle des chrétiens". Au désert de Gaza, en Palestine, au VIème siècle, les saints Barsanuphe et Jean, anachorètes, qui ont laissé un grand nombre de billets de direction spirituelle. Après eux, saint Dorothée apparait aussi, par ses "Oeuvres mystiques", comme l'un des docteurs du monachisme. Son disciple, saint Dosithée, fut remarquable par sa docilité dans le service de l'infirmerie du monastère et par sa patience dans la maladie qui devait l'emporter. 5 FEVRIER Mémoire de sainte Agathe, vierge, martyrisée à Catane, au IIIème siècle. Par la puissance du Saint Esprit, elle triompha d'une persécution qui, autour d'elle, avait provoqué de nombreuses apostasies. Plusieurs prodiges la rendirent très célèbre en Sicile et à Rome. 4 FEVRIER En 888, saint Rembert, disciple et successeur de saint Anschaire sur le siège épiscopal de Brême. Lors des invasions normandes, il n'hésita pas à vendre les vases sacrés de son église pour racheter certains de ses fidèles capturés. 3 FEVRIER L'an de grâce 865, saint Anschaire, évêque de Brême-Hambourg. D'abord moine bénédictin à Corbie en Picardie, puis à Corwey en Saxe, il fut appelé à fonder l'Eglise du Christ chez les Danois et les Suédois, méritant ainsi le titre d'Apôtre des Scandinaves. Vers 1230, le bienheureux Hélinand, moine cistercien de Froidmont en Ile-de-France. Trouvère fameux, âgé de trente-cinq ans, il se sentit poursuivi par le Christ et entra au monastère dont il devint Prieur. Ses écrits font de lui un témoin de l'interprétation spirituelle de la Règle et des observances ; ils manifestent également sa grande piété envers la Vierge Marie, "avocate de l'Ordre". 2 FEVRIER Au quarantième jour après Noël, présentation du Seigneur au Temple de Jérusalem, où la Mère de Dieu vint avec son enfant, lumière du monde, à la rencontre de l'espérance séculaire d'Israël. L'an de grâce 1861, le bienheureux Théophane Vénard, prêtre de la Société des Missions Etrangères, originaire du diocèse de Poitiers. Arrêté après huit années d'apostolat clandestin au Tonkin, il subit une dure détention de plusieurs mois et, finalement, fut décapité pour la foi, à l'âge de trente-et-un an. 1er FEVRIER L'an du Seigneur 523, sainte Brigitte de Kildare. Femme d'une générosité et d'une énergie constante, elle forma, avec plusieurs compagnes, l'une de ces premières communautés religieuses d'Irlande qui connut un rayonnement remarquable. Au VIIème siècle, saint Sigebert, roi d'Austrasie, qui gouverna avec sagesse ses Etats et les dota de nombreux monastères. Il fut inhumé dans l'église de l'abbaye Saint-Martin de Metz qu'il avait fondée. 31 JANVIER Mémoire de saint Jean Bosco, prêtre, mort à Turin en 1888. Il fut, par excellence, l'apôtre de la jeunesse ouvrière, en faveur de laquelle il exerça ses charismes de thaumaturge et fonda la Société des Salésiens et la Congrégation des Filles de Marie Auxiliatrice. L'an du Seigneur 410, sainte Marcelle, veuve. Membre d'une illustre famille romaine, elle voua sa vie à la prière et consacra sa fortune au secours des pauvres. A Barcelone, en Espagne, en 1256, saint Pierre Nolasque, prêtre. Originaire du diocèse de Carcassonne, il fonda avec saint Raymond de Penyafort, l'Ordre de Notre-Dame de la Merci, pour le rachat des captifs chrétiens, ses religieux se constituant eux-mêmes prisonniers à la place de leurs frères. 30 JANVIER En 680, la naissance au ciel de sainte Bathilde. Achetée comme esclave et devenue épouse de Clovis II, roi des Francs, elle présida de façon décisive à l'admirable éclosion du monachisme dans son royaume, au VIIème siècle. Elle-même vint finalement partager la vie des moniales de Chelles, près de Paris. 29 JANVIER A Pérouse, vers 180, saint Constance, évêque. Emprisonné pour sa foi, il convertit ses gardiens qui lui rendirent sa liberté pour qu'il pût compléter leur instruction chrétienne. En Roussillon, au Vème siècle, saint Sulpice Sévère. Originaire d'Aquitaine, il exerça d'abord la profession d'avocat. A la mort de sa jeune épouse, il prit l'habit monastique sur le conseil de saint Martin de Tours, dont, plus tard, il écrivit la vie. 28 JANVIER Mémoire de saint Thomas d'Aquin, prêtre de l'Ordre des Prêcheurs. D'abord disciple de saint Albert le Grand, puis lecteur à la Sorbonne, saint Thomas a élaboré, à partir de la Sainte Ecriture et des Pères de l'Eglise, en utilisant le système philosophique aristotélicien, une synthèse théologique magistrale qui l'a fait proclamer Docteur de l'Eglise et patron de l'Université Catholique. Alors qu'il se rendait sur l'ordre du pape au concile de Lyon, il mourut à l'abbaye cistercienne de Fossa Nova le 7 mars 1274, mais son corps fut transféré à Toulouse le 28 janvier 1369. En Palestine, au VIème siècle, saint Jacques, ermite. Il avait succombé à une grave tentation, quand un vieil anachorète, placé sur son chemin, l'invita à ne jamais désespérer de la miséricorde divine. L'an de grâce 1159, saint Amédée. Formé à Clairvaux sous la direction personnelle de saint Bernard, il fut appelé à diriger les moines de Hautecombe. Elu évêque de Lausanne cinq ans plus tard, il regarda comme deux oeuvres capitales de son ministère l'éducation de la jeunesse et la formation d'un clergé pieux et éclairé. 27 JANVIER Commémoration des saints Timothée et Tite, disciples de saint Paul. Timothée, après avoir été baptisé par l'Apôtre et avoir reçu de lui l'imposition des mains, collabora avec lui à l'évangélisation de l'Asie Mineure et se vit confier l'Eglise d'Ephèse. L'Apôtre lui adressa deux lettres dont la seconde constitue comme son testament spirituel avant le martyre. Tite, originaire d'Antioche, fut désigné par saint Paul pour aller rappeler aux Corinthiens la doctrine de la liberté chrétienne à l'égard des pratiques de la loi mosaïque. Il organisa et gouverna ensuite l'Eglise de Crète. A Brescia, en Lombardie, l'an du Seigneur 1540, sainte Angèle Mèrici, vierge. Vivant en plein paganisme de la Renaissance, elle avait remarqué que le désordre dans la société provenait du désordre dans la famille. Elle fonda, dans le but d'y remédier, la Congrégation des Ursulines qui se firent éducatrices des futures mères de famille. L'an de grâce 672, la mise au tombeau de saint Vitalien, pape, qui vit son nom inséré dans les dyptiques de la liturgie byzantine pour avoir travaillé à rétablir les relations entre Rome et Constantinople. 26 JANVIER La fête de nos saints Pères Robert, Albéric et Etienne, fondateurs et successivement abbés de Cîteaux. A saint Robert de Molesme revient cette orientation plus dépouillée du monachisme bénédictin et l'établissement du "Nouveau Monastère" ; à saint Albéric ou Aubry, "qui aimait le lieu et ses frères", la persévérance et l'élaboration des premières institutions. Saint Etienne Harding, après les douzes premières fondations, assura l'essor définitif de l'Ordre cistercien en lui donnant la "Charte de Charité". 25 JANVIER Fête de la conversion de Saint Paul, évènement qui survint six ans environ après l'Ascension du Seigneur. Peu après avoir approuvé le martyre d'Etienne qui mourut en priant pour ses bourreaux, Saul de Tarse, pharisien, ne respirait toujours que menaces contre les adeptes de la Voie du Christ, quand il fut appelé sur le chemin de Damas, par la grâce même de Jésus qu'il persécutait, à ne plus se glorifier que dans la Croix et à devenir un instrument de choix pour l'évangélisation du monde. 24 JANVIER Mémoire de saint François de Sales, évêque de Genève et docteur de l'Eglise. Savoyard de haute naissance, il ramena son pays calviniste dans l'unité catholique par sa prédication et ses publications. Il s'appliqua en outre à introduire les laïcs à la vie spirituelle et fonda avec sainte Jeanne de Chantal l'Ordre de la Visitation. Il mourut à Lyon le 28 décembre 1622, mais son corps fut transféré à Annecy le 24 janvier suivant. Saint François de Sales est le patron des publicistes chrétiens. 23 JANVIER En Egypte, vers 290, saint Asclas, martyr. Sommé d'adorer les idoles pour obéir aux édits impériaux, il déclara qu'il redoutait les jugements de Dieu plus que toutes les menaces des hommes. 22 JANVIER A Bethsaleën, aujour'hui en Irak, saint Anastase, moine, martyrisé au VIIème siècle. Ses reliques furent ramenées à Rome par une communauté persane fuyant la persécution. Guillaume Joseph Chaminade (1761-1850). Né à Périgueux, il est ordonné prêtre en 1785. Au temps de la révolution, il refuse de prêter serment à la constitution civile et fuit en Espagne. De retour en France, il fonde, en 1801, une congrégation pour des laïcs désireux d'approfondir leur foi ; en 1816, l'Institut des soeurs marianistes ; en 1817, la société de Marie qui regroupe des religieux aux méthodes pédagogiques innovantes. Jean-Paul II l'a proclamé bienheureux en l'an 2000. 21 JANVIER Mémoire de sainte Agnès, jeune martyre romaine d'une douzaine d'années, qui, selon saint Ambroise, rendit un double témoignage au Christ par sa chasteté et par sa foi, à la fin du IIIème siècle. A Laval, le bienheureux Jean-Baptiste du Cormier et ses compagnons, dont quatorze prêtres et plusieurs religieuses, martyrisés pendant la révolution française pour leur fidélité à l'Eglise romaine et à leurs engagements sacrés. 20 JANVIER Sur la voie Appienne, au cimetière "ad Catacumbas", vers 303, saint Sébastien. Capitaine de la garde prétorienne en garnison à Milan, il fut condamné à être transpercé de flèches sur le Champ-de-Mars à Rome par ordre de Dioclétien qui commençait à exclure les chrétiens de son armée. Son culte connaît une grande popularité depuis le VIème siècle. Mémoire du Père Cyprien Michaël Tansi. Né au Nigéria de parents païens, il est baptisé à l'âge de 9 ans et ordonné prêtre en 1937. Après plusieurs années de ministère sacerdotal exemplaire, il est envoyé par son évêque à l'abbaye de Mont St Bernard en Angleterre en 1950 pour y être formé comme moine cistercien en vue d'une fondation. En 1963, la communauté de Mont St Bernard essaime à Bamenda au Cameroun. Désigné comme maître des novices, le Père Cyprien, déjà fort malade, ne peut partir. Il meurt en janvier 1964. La réputation de sainteté qu'il a laissée au Nigéria avant de partir pour l'Angleterre n'a cessé de croître. En octobre 1986, sa dépouille est ramenée à Onitsha. C'est là que Jean-Paul II a procédé à la béatification du Père Tansi le 22 mars 1998. 19 JANVIER En 413, saint Bassien. Fils du gouverneur païen de Syracuse, il s'enfuit de la maison paternelle pour embrasser la religion chrétienne dont il devint un ardent défenseur. Il mourut évêque de Lodi, dans le Milanais. 17 JANVIER Mémoire de saint Antoine le Grand. Conformément au conseil de l'Evangile, il distribua aux pauvres tout ce qu'il possédait pour suivre le Christ au désert d'Egypte où les tentations du démon ne lui furent pas épargnées. Par son rayonnement exemplaire et la diffusion de sa "Vie" rédigée par saint Athanase, il suscita une foule de disciples et mérita de devenir le "Père des moines chrétiens". Il mourut en 356, sur la montagne au pied de laquelle s'élève le monastère qui porte son nom. Il est également fêté en ce jour par les Orientaux Coptes, Syriens et Byzantins. 16 JANVIER A Rome, sur la voie Salaria, l'an de grâce 309, la mise au tombeau de saint Marcel, pape, qui se consacra à la réorganisation de son Eglise ravagée par la persécution de Dioclétien. Certaines mesures de pardon prises à l'égard des apostats lui valurent l'animosité de quelques chrétiens qui le dénoncèrent à l'empereur et le firent condamner à servir comme esclave dans sa propre église transformée en écurie publique. 15 JANVIER Mémoire des saints Maur et Placide. Saint Grégoire rapporte comment Placide fut un jour sauvé de la noyade grâce à l'obéissance empressée de Maur et aux mérites de leur abbé Benoît. L'an du Seigneur 390, saint Macaire l'Egyptien, fondateur et premier Père du désert de Scété. Sa grande expérience spirituelle lui avait appris que la meilleure façon de prier consistait à étendre les mains et à invoquer le nom du Seigneur, et que l'humilité, la seule vertu que le diable ne puisse singer, donnait de grands pouvoirs à l'homme. Un monastère, formé autour de la dernière cellule de ce moine ivre de Dieu perpétue encore aujourd'hui sa mémoire. De même à Scété, sept ans plus tard, saint Isidore, anachorète qui prenait volontiers en charge les frères négligents ou coléreux et les sauvait par sa longanimité. 14 JANVIER Vers l'an 533 de notre ère, la naissance au ciel de saint Remi, évêque de Reims, à qui revient la gloire d'avoir baptisé Clovis et introduit, de ce fait, le peuple franc dans l'Eglise. C'est avec le saint chrême contenu dans la sainte ampoule utilisée à cette occasion, qu'ont été sacrés la plupart des rois de France. 13 JANVIER Mémoire de saint Hilaire, évêque de Poitiers et docteur de l'Eglise, qui, par ses écrits doctrinaux et son autorité pastorale, sauva la Gaule de l'hérésie arienne condamnée au concile de Nicée. Pour ce motif, il dut subir quatre longues années d'exil en Orient où il composa son célèbre traité sur la Trinité. En accueillant saint Martin, il favorisa l'instauration du monachisme en Gaule. Il s'endormit dans le Seigneur en 368 et son corps fut inhumé à Poitiers dans l'église qui porte encore son nom. L'an de grâce 927, le bienheureux Bernon, abbé de Baume en Jura, qui fonda sur les terres de Guillaume le Pieux, duc d'Aquitaine, l'abbaye de Cluny. Dans la charte rédigée à cette occasion, il fut stipulé que "les moines du futur monastère, placé sous la Règle de Saint Benoît, chercheraient à jamais les merveilles d'un entretien avec le ciel". 12 JANVIER En 1167, saint Aelred. A vingt-quatre ans, cet anglais élevé à la Cour d'Ecosse entra au monastère cistercien de Rielvaux. Premier abbé de la fondation de Revesby, il fut rappelé à Rielvaux où durant près de vint ans la charité fut la caractéristique de son abbatiat ; il écrivit même un traité "de l'amitié spirituelle", et les souffrances aigües de ses dernières années ne l'empêchèrent jamais de recevoir amicalement ses frères. Docteur de la vie monastique, il était considéré par ses contemporains comme "presque l'égal de saint Bernard". 11 JANVIER En Thébaïde, vers 330, saint Palamon, ermite, qui initia saint Pacôme à la vie monastique et lui en donna les principes fondamentaux : veiller et prier dans le jeûne et la solitude. 10 JANVIER L'an du Seigneur 400, la naissance au ciel de saint Grégoire, évêque de Nysse en Cappadoce, frère cadet de saint Basile le Grand. Il joua un rôle prépondérant dans l'élaboration de la doctrine ascétique et mystique de l'Orient, en en explicitant les bases bibliques et philosophiques, dans ses célèbres ouvrages de la "Vie de Moïse" et du "Traité de la virginité". A Constantinople, vers 470, saint Marcien, prêtre. Il fit de l'instruction des indigents son emploi de prédilection et usa de la grande fortune de sa famille pour nourrir les pauvres de Jésus-Christ, et bâtir églises et hôpitaux. 9 JANVIER La bienheureuse Alix Le Clerc, vierge. Née à Remiremont le 2 février 1576 dans une famille aisée qui s'établit ensuite à Hymont, Alix Le Clerc devient religieuse à 21 ans. Avec saint Pierre Fourier, elle fonde les chanoinesses régulières de saint Augustin de la Congrégation de Notre Dame, vouées à l'éducation des jeunes filles. Poussay, Mattaincourt, Epinal jalonnent la route des fondations en terre lorraine et française. Elle meurt le 9 janvier 1622 au monastère de Nancy, récemment fondé. Pie XII la béatifie le 4 mai 1947. Aujourd'hui encore, ses filles rayonnent son idéal dans le monde. 7 JANVIER La naissance au ciel de saint Raymond, Maître Général de l'Ordre dominicain. Originaire de Penyafort en Espagne, il mourut centenaire le 6 janvier 1275, au couvent de Barcelone. Erudit célèbre par sa science du droit canonique, ministre insigne du sacrement de la pénitence et co-fondateur avec saint Pierre Nolasque de l'Ordre de la Merci, il est honoré par l'Eglise pour son immense amour des pécheurs et des prisonniers. 5 JANVIER A Londres, l'an de grâce 1066, saint Edouard le Confesseur, roi d'Angleterre. Aussi éminent par sa piété que par sa générosité, il sut se faire l'ami des petites gens et fut vite l'objet d'un culte populaire. Il fut inhumé à l'Abbaye de Westminster qu'il avait restaurée. A la fin du IIIème siècle, la bienheureuse Synclètique. Née au sein d'une noble famille chrétienne qui avait quitté la Macédoine pour venir s'établir à Alexandrie, elle décida de renoncer au monde pour n'avoir "pas d'autre époux que le Christ, d'autre guide que saint Paul, d'autre chambre nuptiale que la sainte Eglise". Son rayonnement spirituel lui fit jouer auprès de ses compagnes un rôle analogue à celui de saint Antoine auprès de ses disciples. En Syrie, l'an du Seigneur 459, saint Syméon stylite. Fils d'un pauvre berger, il embrassa une vie d'une austérité peu commune, après avoir entendu, à l'église, la lecture des béatitudes évangéliques. 4 JANVIER L'an du Seigneur 1309, la bienheureuse Angèle de Foligno. Après s'être convertie d'une vie frivole, elle entra dans le Tiers-Ordre franciscain et fut l'objet de grâces mystiques. Au diocèse de Baltimore aux Etats-Unis, en 1821, sainte Elisabeth Seton. Née à New-York, l'année même où éclatait la guerre d'indépendance, puis mariée à dix-neuf ans, elle fut mère d'une famille de cinq enfants. Convertie au catholicisme après son veuvage, elle se voua alors au service de la société et de l'Eglise en fondant un Institut religieux qui donna naissance au réseau scolaire et hospitalier américain. 3 JANVIER Vers l'an 500, la naissance au ciel de sainte Geneviève, patronne de Paris. Née à Nanterre et consacrée au Christ dès son enfance par saint Germain d'Auxerre, elle obtint, par sa prière, la délivrance de l'île de la Cité assiégée par Attila. Vers 305, saint Gordius, centurion martyrisé à Césarée de Cappadoce. Selon saint Basile, il mourut en "se souvenant du premier centurion qui assista, sur le Calvaire, à la mort du Sauveur et qui proclama sa divinité". 2 JANVIER Mémoire des saints Basile le Grand et Grégoire de Nazianze. La profonde amitié qui naquit entre eux au cours de leurs études à Athènes, les réunit dans une même retraite monastique. Devenus évêques : Basile à Césarée de Cappadoce, sa ville natale, Grégoire à Sasimes puis à Constantinople, ils contribuèrent de façon décisive, surtout par leurs écrits, à faire triompher la doctrine trinitaire orthodoxe au Concile oecuménique de Constantinople de 381. Saint Benoît recommande "la Règle de notre Père saint Basile" comme l'un des meilleurs guides de vie monastique. Vers 408, saint Macaire d'Alexandrie, marchand de fruits qui, à l'âge de quarante ans, se retira au désert des Cellules, en Basse-Egypte. Ordonné prêtre, il exerça un grand rayonnement sur les anachorètes qui se réunissaient chaque dimanche pour la liturgie. 1er JANVIER En l'octave de Noël, solennité de la bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu, proclamée Theotokos au Concile d'Ephèse, pour avoir conçu et enfanté, selon la chair, la personne même du Verbe divin, venu apporter la paix aux hommes de bonne volonté. A Rome, l'an du Seigneur 391, saint Almachius, martyrisé dans l'arène où il avait tenté d'empêcher des jeux païens meurtriers, célébrés le premier jour de l'an. Au VIème siècle, saint Fulgence. A la lecture des oeuvres de saint Augustin, il renonça à une brillante carrière pour embrasser la vie monastique. Devenu plus tard évêque de Ruspe, aujourd'hui Alfaque sur la côte tunisienne, il fut, pour sa foi en la divinité du Christ, exilé en Sardaigne où il fonda le monastère de Cagliari. 31 DECEMBRE A Rome, en 335, la naissance au ciel du pape saint Silvestre. Au lendemain de l'ère des grandes persécutions romaines, lui incomba la tâche d'organiser l'Eglise dans la société enfin pacifiée, de lui garantir des lieux de culte tels que les basiliques du Latran, de Saint-Pierre et de Saint-Paul à Rome, et de défendre l'orthodoxie de la foi en confirmant le premier concile oecuménique à Nicée. A Paris, l'an du Seigneur 1876, sainte Catherine Labouré, vierge de la Société des Filles de la Charité. Favorisée de plusieurs apparitions de la Vierge Marie durant son noviciat, au couvent de la rue du Bac, elle mourut à l'hospice d'Enghien où elle avait passé quarante ans de sa vie religieuse consacrée au service des vieillards. 29 DECEMBRE L'an de grâce 1170, le martyre de saint Thomas Becket. D'abord grand chancelier du roi d'Angleterre Henri II Plantagenet, il fut, devenu archevêque métropolitain de Cantorbery, le grand défenseur de la liberté religieuse de l'Eglise qu'il soutint jusqu'au sang, après un exil de six années à l'abbaye cistercienne de Pontigny, en France. 28 DECEMBRE Sur le territoire de Bethléem de Judée, le massacre de tous les enfants de moins de deux ans, victimes innocentes qui rendirent témoignage au Christ, nouveau Moïse, combattu dès sa naissance par les forces hostiles à Dieu et à son peuple. 27 DECEMBRE Fête de saint Jean, apôtre et évangéliste. Fils de Zébédée, pêcheur du lac de Tibériade, et frère de saint Jacques, il suivit d'abord Jean-Baptiste. Devenu le "disciple que Jésus aimait", il eut la faveur de reposer sur la poitrine de son Maître, lors de la dernière Cène, et d'être confié à sa Mère au pied de la Croix. Saint Jean, qui est l'auteur du quatrième évangile et de trois lettres canoniques, passa les dernières années de sa longue vie apostolique, exilé dans l'île de Patmos, où il reçut la révélation de l'Apocalypse ; puis il mourut, selon la tradition, à Ephèse. 26 DECEMBRE Fête de saint Etienne, qui, le premier, sept ans à peine après le Calvaire, rendit témoignage au Christ par le sacrifice de sa vie. Le livre des Actes des Apôtres rapporte comment, rempli de la grâce et de l'Esprit Saint, il fut choisi pour être l'un des sept premiers diacres, et comment il fut lapidé après avoir confessé sa foi en Jésus exalté à la droite de Dieu et avoir prié pour ses persécuteurs. 25 DECEMBRE De
longs siècles après la création du monde, 24 DECEMBRE L'an du Seigneur 1898, le retour à Dieu du bienheureux Charbel Makhlouf, maronite libanais. Après une vingtaine d'années de vie cénobitique, il embrassa la vie érémitique équilibrée entre l'ascèse, le travail et la pauvreté, et toute centrée sur l'adoration et la communion eucharistique. 23 DECEMBRE Dans la nuit de Noël 1473, la naissance au ciel de saint Jean de Kéty, prêtre polonais. D'abord professeur à l'université de Cracovie où il défendit la doctrine catholique, puis curé de paroisse, il accueillait, comme le Christ, tous les pauvres qu'il rencontrait au cours de ses nombreuses pérégrinations. Au VIème siècle, saint Servule. D'après saint Grégoire, c'était un paralytique qui demandait l'aumône sous un portique près de l'église Saint-Clément à Rome. Il passa de la terre à la gloire du paradis accompagné du chant des anges. 22 DECEMBRE A Chicago, aux Etats-Unis, l'an de grâce 1917, sainte Françoise-Xavier Cabrini, vierge. Elle fonda, en 1880, l'Institut des Soeurs missionnaires du Sacré-Coeur, et passa une grande partie de sa vie au service des Italiens émigrés en Amérique. Canonisée par Pie XII, elle a été déclarée patronne des émigrés. 21 DECEMBRE A Fribourg, l'an de grâce 1597, la naissance au ciel de saint Pierre Canisius, prêtre de la Compagnie de Jésus et docteur de l'Eglise, honoré par les catholiques allemands et suisses comme leur second apôtre, après saint Boniface, pour avoir préservé l'orthodoxie de leur foi par sa prédication, ses manuels de doctrine et la fondation de plusieurs collèges. 20 DECEMBRE A Alexandrie, en 250, le martyre des saints Ammon, Zénon, Ptolémée, Ingénès et Théophile. Ces soldats chrétiens du tribunal impérial, voyant un de leurs frères dans la foi faiblir devant le juge, lui firent des signes pour l'encourager. Comme le juge avait remarqué leurs gestes, ils n'hésitèrent pas à confesser leur foi, puis furent mis à mort. 18 DECEMBRE Au début du IIème siècle, les saints Rufus et Zozime, martyrs, dont saint Polycarpe a écrit dans sa lettre aux Philippiens : "Je vous exhorte tous à obéir à la parole de justice, à tenir dans cette ténacité que vous avez pu, de vos yeux, constater dans ces bienheureux". 17 DECEMBRE A Constantinople, en 410, sainte Olympias, diaconesse. Saint Jean Chrysostome, qu'elle secourut dans son exil, la félicita dans une lettre d'avoir "fortifié et entraîné par son exemple ceux qui l'entouraient". 16 DECEMBRE L'an de grâce 1150, le bienheureux Raynard moine de Clairvaux, cinquième abbé de Cîteaux. Ce fils du comte de Bar-sur-Seine se distinguait parmi tous les abbés par sa ferveur. On lui attribue la première collection des Statuts des Chapitres Généraux et des Coutumes de l'Ordre. Avec Pierre le Vénérable, il ménagea la réconciliation d'Abélard et de saint Bernard. Celui-ci déplora son décès en ces termes : "L'abbé de Cîteaux nous a quitté, c'est un grand malheur pour l'Ordre". Au Pays-Bas, en 1266, le bienheureux Richard, moine cistercien de Saint-Bernard d'Aduard. D'origine anglaise, il avait étudié à Paris et s'était déjà croisé, lorsque, sur le point de partir, il se décida pour le cloître. Le Seigneur le combla de charismes : don des larmes, don de prophétie, don de guérison par l'imposition des mains. 15 DECEMBRE En Afrique, au temps du roi arien Genséric, saint Valérien, évêque. Pour avoir refusé de livrer les livres et objets du culte chrétien, il fut, à l'âge de quatre-vingts ans, chassé de son siège épiscopal et condamné à errer sur la voie publique. 14 DECEMBRE Mémoire de saint Jean de la Croix, prêtre et docteur de l'Eglise, mort à Ubeda, en Espagne, en 1591. Il fut amené à collaborer avec sainte Thérèse d'Avila à la réforme de l'Ordre du Carmel ; mais son zèle et le succès de ses efforts lui suscitèrent d'humiliantes épreuves qui lui apprirent à monter, dans la nuit obscure, jusqu'à l'expérience mystique du néant de l'homme devant la Majesté divine. A Chypre, l'an de grâce 348, le trépas du bienheureux Spyridion, père de famille qui, par son sens profond des choses de Dieu, sut convertir un philosophe dédaigneux du christianisme. Simple pâtre, il mérita de devenir pasteur d'hommes. 13 DECEMBRE Mémoire de sainte Lucie, vierge et martyre de Syracuse. Devant son juge, elle déclara qu'elle n'avait d'autre ambition que de plaire au Christ seul. Au VIIème siècle, sainte Odile. Aveugle de naissance, elle fut guérie miraculeusement le jour de son baptême, à l'âge de 15 ans. Plus tard elle devint abbesse du monastère bénédictin de Hohenbourg (aujourd'hui Mont Sainte Odile), fondé par son père, duc d'Alsace. 12 DECEMBRE A Moulins, dans le Massif Central, l'an de grâce 1641, la naissance au ciel de sainte Jeanne-Françoise de Chantal. Veuve après huit années d'un heureux mariage, elle se consacra d'abord à l'éducation de ses quatre enfants, puis sous la conduite de son directeur spirituel, saint François de Sales qui l'introduisit dans la "vie dévote", elle fonda l'Ordre de la Visitation-Sainte Marie à Annecy. 11 DECEMBRE L'an de grâce 384, la naissance au ciel de saint Damase, pape. Il donna son appui à Pierre, patriarche d'Alexandrie, chassé par les hérétiques, confia à saint Jérôme la traduction de la Bible en latin et développa le culte des martyrs romains en ornant leurs tombeaux de célèbres inscriptions métriques. Au début du Vème siècle, saint Daniel le stylite, qui, d'après la liturgie byzantine, était devenu lui-même une colonne de patience. 9 DECEMBRE Saint Pierre Fourier, prêtre. Né à Mirecourt le 30 novembre 1565, brillant étudiant à l'université de Pont-à-Mousson, chanoine régulier à Chaumousey, il est ordonné prêtre le 25 février 1589 à Trèves. Il réforme son abbaye puis devient curé de Mattaincourt pendant trente ans, mettant en pratique sa devise : "Ne nuire à personne, être utile à tous". Avec Alix Le Clerc il fonde en 1597 la Congrégation des Chanoinesses de Notre-Dame pour l'éducation chrétienne des jeunes filles. Il meurt en exil à Gray le 9 décembre 1640. Béatifié le 29 janvier 1730, il est canonisé par Léon XIII le 27 mai 1897. Son corps est conservé en l'église paroissiale de Mattaincourt. Il est le modèle et le patron des prêtres vosgiens. 8 DECEMBRE Solennité de l'Immaculée Conception de la bienheureuse vierge Marie. A Remiremont dans les Vosges, l'an de grâce 653, saint Romary. Courtisan du roi d'Austrasie, il fut converti à la vie monastique par saint Colomban et entra à Luxeuil. De là il fonda un nouveau foyer de prière et d'apostolat qui prit plus tard son nom. 7 DECEMBRE Mémoire de saint Ambroise, docteur de l'Eglise. Il était haut fonctionnaire romain à Milan et encore catéchumène, quand il fut élu évêque par acclamation du peuple chrétien, puis consacré le 7 décembre 374. Il mit alors ses talents oratoires au service de l'Evangile, avec le souci de promouvoir la liturgie chrétienne et la virginité consacrée, et de défendre la justice sociale et la liberté de l'Eglise face au pouvoir impérial. 6 DECEMBRE Saint Nicolas est né à Patare, en Lycie. D'abord moine, puis abbé, il devient évêque de Myre en Asie Mineure. Avec une grande charité, il soulage les détresses corporelles et spirituelles. Il est l'un des Pères du Concile de Nicée (325) qui proclame contre l'hérésie arienne la divinité de Jésus-Christ. Il meurt à cette époque. Son culte se répand en Occident après la translation de son corps à Bari en 1087, et particulièrement en Lorraine quand le chevalier Aubert, de Port, rapporte une de ses reliques dans son pays. Une chapelle est fondée sur une terre appartenant à l'abbaye de Gorze, à côté de Varangéville. C'est l'origine du grand pélerinage de Saint-Nicolas de Port. En 1477 le duc René II proclame saint Nicolas patron de la Lorraine. 5 DECEMBRE Près de Jérusalem, en 532, la naissance au ciel de saint Sabbas, surnommé "la perle de l'Orient". Fondateur et higoumène du monastère qui prit plus tard son nom, il fut l'un des principaux organisateurs du monachisme palestinien. Son culte fut introduit à Rome par ses fils, chassés par les Perses et les Arabes, au VIIème siècle. 3 DECEMBRE Mémoire de saint François Xavier, prêtre de la Compagnie de Jésus. Originaire de Navarre, il fit partie du groupe des premiers compagnons de saint Ignace de Loyola, à Paris. Envoyé évangéliser les Indes, il y annonça la Bonne Nouvelle pendant une dizaine d'années et y baptisa plusieurs milliers de païens. Il gagna ensuite Ceylan et le Japon, mais mourut en 1552, au moment d'aborder en Chine. Nouvel apôtre des Gentils, il fut proclamé patron des missions catholiques. Son corps repose à Goa, en Inde. 2 DECEMBRE A Rome au IIIème siècle, le martyre de sainte Bibiane. Une tradition rapporte que six mois en compagnie d'une femme impie ne réussirent pas à corrompre sa foi ni sa vertu. Près de Bruxelles, l'an de grâce 1381, le retour à Dieu du bienheureux Ruysbroek, mystique flamand qui tenta de décrire l'union du chrétien à la sainte Trinité, réalisée par l'activité contemplative. 30 NOVEMBRE Fête de l'apôtre saint André. Originaire de Bethsaïde en Galilée et disciple de Jean-Baptiste, il fut l'un des deux premiers apôtres appelés par le Chrsit auquel il présenta son frère, Simon-Pierre. Selon une tradition, il exerça son apostolat dans les Balkans et mourut en croix. Une importante relique de son chef, qui avait été déposée, au XVème siècle, auprès du tombeau de saint Pierre au Vatican, a été restituée aux Orientaux en 1966, en signe de la volonté de communion entre l'Eglise de Rome et l'Eglise de Constantinople. En Palestine, vers 550, le bienheureux Zozime, moine, que saint Théodore Studite appelle "le joyau de l'humilité". 29 NOVEMBRE Au IIIème siècle, saint Sernin, qui fut l'un des sept évêques missionnaires, envoyés par l'Eglise romaine pour évangéliser les Gaules : saint Sernin fonda le siège de Toulouse. Une magnifique basilique romane lui fut dédiée au XIème siècle, figurant parmi l'une des grandes étapes de la route de Compostelle. 27 NOVEMBRE En 1830, au séminaire des Filles de la Charité, rue du Bac à Paris, apparition de la Vierge Marie, "conçue sans péché", qui invita Catherine Labouré à la faire représenter sur une médaille, telle qu'elle lui était apparue. Au Vème siècle, saint Jacques, martyr persan. Chrétien de naissance, il renia d'abord le Christ, aveuglé par l'amitié du roi et ses flatteries. Renié à son tour par sa mère et son épouse comme apostat, il pleura amèrement son péché, proclama courageusement sa foi, pour laquelle il mourut, après avoir été supplicié. 26 NOVEMBRE A Fabriano, dans l'Italie centrale, en 1267, saint Silvestre. L'expérience lui ayant appris à regarder tout comme déchets au prix du gain suréminent qu'est le Christ, il embrassa la vie monastique à laquelle il donna une nouvelle impulsion. La Congrégation des Silvestrins puise dans la Règle de saint Benoît l'esprit de son labeur apostolique. 24 NOVEMBRE Au diocèse de Bordeaux, vers 380, saint Romain, prêtre d'origine africaine. Après sa mort, les habitants de l'Aquitaine bénéficièrent souvent de sa protection. Il fut titulaire du monastère de Blaye. 23 NOVEMBRE La naissance au ciel de saint Colomban, moine irlandais qui, au cours de ses pérégrinations sur le continent, fonda de nombreux foyers monastiques et missionnaires, dont les principaux centres furent Luxeuil en Gaule, Brégenz sur le lac de Constance et Bobbio en Italie, où il mourut en 615. Les austères traditions celtiques qu'il propagea servirent longtemps de normes aux moines occidentaux, parallèlement à la Règle bénédictine qui finit par les supplanter. Vers 1166, le bienheureux Adam, premier abbé d'Eberbach en Allemagne. Originaire de Cologne, il fut compagnon de noviciat de saint Bernard, puis au nombre des pionniers de Morimond. Durant les quarante années de son abbatiat, il présida à la fondation de huit filiales. Il était pour les abbés un conseiller discret, pour les frères tombés un père miséricordieux, pour tous ceux qui recouraient à lui, un ami dévoué. Tenu en haute estime par l'empereur Frédéric II, il s'efforça de rétablir la paix entre celui-ci et le pape. 22 NOVEMBRE Mémoire de sainte Cécile, vierge et martyre, dont l'Eglise romaine chante la générosité et la mort glorieuse. Ensevelie, par égard à la noblesse de son origine, dans le cimetière des évêques de Rome, son corps fut transféré, au IXème siècle, au-delà du Tibre, dans une basilique qui porte depuis lors son nom. 21 NOVEMBRE A Rome, l'an du Seigneur 496, saint Gélase 1er, pape. Denys le Petit déclare qu'il chercha à servir plus qu'à dominer, qu'il joignit la chasteté aux mérites de la doctrine et qu'il mourut pauvre après avoir enrichi les indigents. On lui a attribué le sacramentaire qui porte son nom. 20 NOVEMBRE En Perse, en 343, la passion de l'évêque saint Marsès et de son disciple saint Joseph. Marsès confessa ainsi sa foi devant le roi Sapor : "Pour moi, octogénaire, j'ai toujours honoré le Dieu unique et véritable. A Dieu ne plaise qu'il m'arrive de rompre mon pacte avec celui qui l'observe, d'ôter ma confiance à celui qui se fie en moi, d'adorer ce soleil qu'il a créé ! ..." 18 NOVEMBRE En Auvergne, vers 576, saint Patrocle, ermite, qui retourna à Dieu après dix-huit années de vie solitaire, passées sous le regard du Témoin céleste. 17 NOVEMBRE A Marbourg, sainte Elisabeth, fille du roi de Hongrie et épouse de Louis, le saint Landgrave de Thuringe. Devenue veuve à vingt ans, elle voua sa vie au service des pauvres, puisant dans l'esprit franciscain le secret de la joie parfaite au milieu des épreuves. Elle mourut en 1231 sous la bure de tertiaire de cet Ordre, à l'âge de vingt-quatre ans. 16 NOVEMBRE Mémoire de sainte Gertrude la Grande, moniale, retournée à Dieu vers 1302. Entrée toute jeune au monastère d'Helfta en Saxe, dont la communauté suivait les coutumes de Cîteaux, elle reçu une solide formation humaine et théologique sous la direction de sainte Mechtilde. Favorisée, à partir de sa vingt-cinquième année, de grâces mystiques, elle se voua au rayonnement du coeur du Christ, dans la célébration de la liturgie et la méditation de l'Ecriture. 15 NOVEMBRE L'an de grâce 1280, la naissance au ciel de saint Albert le Grand, évêque et docteur de l'Eglise. Originaire de Bavière, il entra chez les Frêres Prêcheurs, puis enseigna à Cologne, à Paris et en Italie, et compta parmi ses disciples Frère Thomas d'Aquin. Par ses remarquables travaux scientifiques et philosophiques, il montra que l'hommage de la foi était conforme à la raison, procédant du même Dieu, source unique de la nature et de la grâce. Pie XII l'a proclamé patron de ceux qui étudient les sciences naturelles. 13 NOVEMBRE La fête de tous les saints qui ont milité sous la Règle de saint Benoît, instituée par le pape Paul V. 12 NOVEMBRE A Constantinople, en 826, la naissance au ciel de saint Théodore Studite, abbé. Grand admirateur de la tradition patristique et conscient de la solidarité de l'Ordre monastique qui constituait à ses yeux comme "les nerfs de l'Eglise", il dirigea, surtout par l'autorité de ses catéchèses, le monastère byzantin de Stoudion. Il en fit une véritable pépiniaire de savants, de saints et même de martyrs victimes de la persécution iconoclaste. Lui-même subit trois fois l'exil pour avoir défendu la sainteté du mariage chrétien face à l'adultère de l'empereur Constantin VI et soutenu ouvertement le culte des saintes icônes. 11 NOVEMBRE Fête de saint Martin, mort à Candes le 8 novembre 397. Fils d'un officier romain en garnison à Pannonie (l'actuelle Hongrie), il vint à Amiens où, après avoir partagé son propre vêtement avec le Christ en la personne d'un pauvre, il déposa les armes, reçut le baptême et vint à Ligugé mener la vie solitaire, dans le rayonnement de saint Hilaire de Poitiers. On le considère ainsi comme l'initiateur du monachisme en Gaule. Elu évêque de Tours, il fonda Marmoutier et se consacra à l'évangélisation des campagnes en créant les premières paroisses rurales. 10 NOVEMBRE Saint Léon le Grand, pape et docteur de l'Eglise, mort à Rome le 10 novembre 461. Quand se réunit à Chalcédoine le quatrième concile oecuménique, saint Léon envoya une lettre où il exposait la doctrine catholique sur les deux natures dans l'unique personne du Christ. Les Pères conciliaires la reçurent comme la colonne de la foi. A Rome même, il se montra pasteur soucieux de l'instruction de ses fidèles et dut s'opposer aux barbares qui assaillaient la Ville éternelle. 9 NOVEMBRE En France, vers 1190, le bienheureux Geoffroy d'Auxerre. Disciple d'Abélard pris dans les filets de Bernard lors de sa fameuse conférence aux clercs de Paris, il occupa une place privilégiée dans l'amitié de son abbé qui en fit son secrétaire et dont il fut le biographe. Par la suite, il devint tour à tour abbé d'Igny, de Clairvaux, de Fossanova, d'Hautecombe, et mourut légat du Pape en Orient. Les saints Vanne et Hydulphe. Le premier fut évêque de Verdun sous le règne de Clovis. Hydulphe, qui mourut vers 707, fut d'abord évêque auxiliaire de Trèves, puis fonda Moyenmoutier dans les Vosges où il se retira. En 1593, Dom Didier de La Cour entreprit de réformer les deux abbayes de Verdun et de Moyenmoutier, noyau d'une nouvelle congrégation bénédictine qui fut placée sous le patronage des deux saints. 7 NOVEMBRE A Alexandrie, l'an du Seigneur 312, le bienheureux évêque Achillas. Passé maître dans la science philosophique, il se fit disciple de l'Evangile. 4 NOVEMBRE Mémoire de saint Charles Borromée, évêque de Milan, qui consacra ses forces à l'application des décrets du Concile de Trente, spécialement à la visite pastorale. Il s'endormit dans le Seigneur en 1584. 3 NOVEMBRE A Lima, au Pérou, en 1639, la naissance au ciel de saint Martin de Porrès, frère dominicain qui, dans l'accomplissement de sa charge d'infirmier, fit preuve d'une grande démission de soi. Grand thaumaturge, il orientait ses faveurs au service des malheureux. En 727, saint Hubert. Ce seigneur d'Aquitaine se consacra à l'évangélisation des Ardennes après avoir été rappelé au devoir de la sanctification du dimanche par un cerf portant dans ses bois une croix lumineuse. Devenu évêque, il transféra le siège épiscopal de Maastricht à Liège. 2 NOVEMBRE Commémoration de tous les fidèles défunts, jour où l'Eglise intercède pour ses membres endormis dans la mort et qui souffrent dans une ultime purification avant d'entrer dans la gloire. Cette célébration liturgique doit son origine à saint Odilon, abbé de Cluny, qui la prescrivit, le premier, pour tous les monastères bénédictins. En Syrie, au IVème siècle, saint Marcien, ermite. A un moine qui, un jour, refusa la nourriture offerte en signe d'hospitalité, il répondit : "Nous estimons plus le jeûne que la nourriture, mais nous savons que la charité est plus agréable encore à Dieu". L'an de grâce 1521, la bienheureuse Marguerite de Lorraine, duchesse d'Alençon, petite fille du bon roi René et ailleule de Henri IV. Après avoir élevé chrétiennement ses enfants et s'être dévouée auprès des pauvres, elle était entrée chez les clarisses d'Argentan. 1er NOVEMBRE Solennité de tous les saints, multitude des baptisés de toutes races, langues et nations, glorifiés à jamais avec le Christ, le seul Saint. Au IIIème siècle, saint Mathurin, noble gallo-romain qui se convertit au christianisme avec toute sa famille. Devenu prêtre, il évangélisa le Gâtinais. Son renom de sainteté fut tel que l'empereur Maximien le fit appeler à Rome pour guérir sa fille Théodora. Saint Mathurin lui rendit la santé par le signe de la Croix. 31 OCTOBRE A Palma de Majorque, dans les îles Baléares, saint Alphonse Rodriguez. Né à Ségovie vers 1531, il était commerçant quand il entra dans la Compagnie de Jésus après la mort de son épouse et des ses fils. Simple frère coadjuteur, il exerça durant près de quarante ans la charge de portier, dans la plus fidèle obéissance et la plus grande charité. 29 OCTOBRE L'an de grâce 1186, le bienheureux Pierre Le Borgne, proche parent du roi Philippe Auguste et abbé d'Igny devenu huitième abbé de Clairvaux. C'était un vrai moine ; il possédait à un rare degré le don de la prière. Père du monastère, il fut autant soucieux des observances que du bien des personnes. Il sut prendre avec patience, humilité, humour même, l'accident qui lui valut son surnom. A la Ramée en Belgique, vers 1260, la bienheureuse Ida de Lewis, moniale cistercienne. Elle s'adonna toute petite à la prière et n'avait que treize ans lorsqu'elle entra au monastère. Sa vie toute consacrée à la contemplation des mystères du Christ ne fut pas exempte de vexations du malin ; seule, la communion lui rendait la force physique et la paix du coeur. 28 OCTOBRE Fête des saints Apôtres Simon et Jude. Simon est appelé "le Zélote" par saint Luc, probablement parce qu'il appartenait au parti de ce nom, très attaché à l'idée théocratique et messianique d'Israël. Jude, surnommé Thaddée, qui avait demandé au Christ pourquoi il s'était manifesté aux apôtres et non pas au monde, reçut en réponse l'assurance de la manifestation divine à ceux qui aiment (cf. Jn 14,23). 24 OCTOBRE En 1870, la naissance au ciel de saint Antoine Marie Claret. Fils d'un modeste tisserand catalan, il entreprit de se consacrer à la prédication en milieu populaire et fonda la Congrégation des Missionnaires du Coeur Immaculé de Marie, désignés aujourd'hui sous le nom de Clarétins. Sa réputation pastorale le désigna pour l'archevêché de Santiago de Cuba, puis comme confesseur de la reine Isabelle II, mais il fut banni avec elle lors de la Révolution de 1868 et vint finir ses jours en France, chez les Cisterciens de Fontfroide, dans l'Aude. 23 OCTOBRE A Villackum, actuellement en Yougoslavie, l'an du Seigneur 1456, la naissance au ciel de saint Jean de Capistran. Entré chez les Frères Mineurs après la mort de sa jeune épouse, ce premier magistrat de Pérouse se mit à l'école de saint Bernardin de Sienne. Par ses missions à travers l'Europe, il contribua efficacement à rétablir l'unité de l'Eglise divisée et à préserver la chrétienté menacée par l'Islam. A Mantoue, en Italie, en 1249, le retour à Dieu de saint Jean Le Bon. Après avoir mené une vie frivole, il se convertit à la suite d'une grave maladie et se retira dans un ermitage. Le renom de sainteté lui attira de si nombreux disciples qu'il dut fonder plusieurs monastères. 21 OCTOBRE Au désert de Scété, au IVème siècle, saint Agathon, anachorète célèbre par son discernement. Selon lui, " il n'y avait rien de plus difficile que la prière, car il n'est point d'efforts que les démons ne déploient pour interrompre ce moyen si puissant pour les désarmer ". 18 OCTOBRE Fête de l'évangéliste saint Luc. Grec originaire d'Antioche, il est appelé par l'apôtre Paul "médecin bien aimé". Il fut son fidèle compagnon durant une partie de ses voyages missionnaires et dans sa captivité. Ecrivain cultivé, il est l'auteur du troisième Evangile, où il se fait le héraut de la miséricorde divine, ainsi que des Actes des Apôtres, où il montre la diffusion universelle du message chrétien. 17 OCTOBRE En Egypte, au Vème siècle, saint Jean Colobos, deuxième successeur de saint Macaire à la tête du désert de Scété. Il a laissé de nombreux apophtegmes. Il définissait le moine comme un homme qui se donne de la peine dans tout ce qu'il fait. 16 OCTOBRE En Pologne, l'an de grâce 1243, le retour à Dieu de sainte Hedwige. Mariée à 12 ans au duc de Silésie, avec qui elle fonda un foyer chrétien exemplaire, elle s'adonna aux oeuvres de miséricorde et créa deux hôpitaux, à Breslau et Sroda. A la mort de son époux, sainte Hedwige se retira au monastère des cisterciennes de Trebnitz, qu'elle avait fondé et que gouvernait sa fille Gertrude. En 1690, la naissance au ciel de sainte Marguerite Marie Alacoque, vierge. Entrée à 24 ans à la Visitation de Paray-le-Monial, elle fut favorisée de visions où elle reçut la mission de propager le culte du Coeur du Christ, blessé dans son amour par l'ingratitude des hommes. 15 OCTOBRE Mémoire de sainte Thérèse d'Avila, vierge et docteur de l'Eglise. Entrée à vingt ans au Carmel de l'Incarnation d'Avila, elle entreprit la réforme de son Ordre et put, malgré bien des résistances, réaliser plus de 30 fondations avec la collaboration de saint Jean de la Croix. Ses écrits la rangent parmi les meilleurs guides de l'oraison contemplative. Elle mourut à Alba de Tormès en 1582. 14 OCTOBRE A Rome, l'an de grâce 222, le martyre de saint Callixte. Ancien esclave, revenu du bagne après avoir confessé la foi, il se vit confier, devenu diacre, l'administration temporelle de l'Eglise. Elu pape en 218, il résista au schisme d'Hippolyte et au rigorisme de Tertullien, en assouplissant les règles d'admission au catéchuménat et celles du pardon des apostats. 11 OCTOBRE En Thébaïde, l'an du Seigneur 357, saint Sarmate, disciple de saint Antoine, mis à mort par les Sarrasins. Il avait dit un jour : "J'aime mieux un homme qui a péché et maintenant reconnaît son péché et fait pénitence, qu'un homme qui n'a pas péché et se croit juste". En Italie du Nord, Angelo Giusepe Roncalli (1881-1963). Il naît dans une famille paysanne modeste. Il est ordonné prêtre en 1904, puis évêque en 1925. Il est successivement délégué apostolique en Turquie et en Grèce, puis nonce à Paris. Il est créé cardinal en 1953, puis nommé patriarche de Venise. Le 28 octobre 1953, il est élu pape sous le nom de Jean XXIII. Il a convoqué le Concile Vatican II qui se poursuivra après sa mort survenue en juin 1963. Jean-Paul II l'a proclamé bienheureux en septembre 2000. 10 OCTOBRE Dans l'île de Crète, à la fin du IIème siècle, saint Pinytos, évêque de Cnossos, qui laissa la réputation d'un grand serviteur de la Parole de Dieu. 9 OCTOBRE L'an de grâce 1609, saint Jean Léonardi, qui groupa et anima à Lucques en Toscane une communauté religieuse consacrée à catéchiser la jeunesse. A Rome, il créa, avec Jean-Baptiste Vivès, un collège qui devint plus tard le séminaire de la "Propagation de la foi". Il mourut victime de son dévouement auprès des perstiférés. En Pologne, l'an 1223, le bienheureux Vincent Kadlubeck. Après dix ans d'épiscopat dans le diocèse de Cracovie où il était respecté même de ses adversaires et où il se distingua comme un habile promoteur de la paix, il se fit moine cistercien à l'Abbaye Saint-André, près de Jedrzejow. Le premier, il écrivit l'histoire de la Pologne. 8 OCTOBRE Au début du IVème siècle, sainte Pélagie. Après avoir mené à Antioche une vie de libertinage, elle fut instruite de la foi par l'évêque d'Edesse, reçut le baptême du salut, et finit ses jours dans la pénitence sur le Mont des Oliviers. En Espagne, saint Martin Cid, abbé. Prêtre diocésain, il avait construit à Peleas un hospice pour les pélerins où il s'était fait avec ses disciples serviteurs des malades. Entraîné par l'exemple des bénédictins de Moréruéla qui venaient d'adopter les coutumes de Cîteaux, il obtint de saint Bernard quatre moines pour commencer avec eux la vie régulière. Quinze ans plus tard, le 7 octobre 1152, il quittait ses fils pour un monde meilleur. 7 OCTOBRE Mémoire de Notre-Dame du Rosaire, proclamée bienheureuse par toutes les générations, au coeur des mystères de l'Incarnation et de la Rédemption. 6 OCTOBRE L'an de grâce 1101, la naissance au ciel de saint Bruno. D'abord chanoine à Cologne, sa ville natale, il enseigna à Reims dans l'une des écoles les plus réputées de son temps. Vers l'âge de cinquante ans, il s'enfonça, avec six compagnons, dans le massif montagneux de la Grande Chartreuse, où il organisa une forme nouvelle de vie érémitique équilibrée par certaines structures communautaires. Appelé six ans plus tard à Rome par le pape bénédictin Urbain II dont il avait été le maître à Reims, il fonda alors un nouveau monastère en Calabre où il mourut. 5 OCTOBRE En Pologne, Hélène Kowalska (1905-1938), entrée comme converse sous le nom de Soeur Faustine dans la congrégation des soeurs de Notre Dame de la miséricorde. Son itinéraire spirituel est tout orienté vers la miséricorde divine. A l'égal des grands mystiques, elle connait la nuit de l'esprit et elle est comblée de multiples dons. Dans sa vie humble et cachée, elle tend à une étroite union de sa volonté avec celle de Dieu. Jean-Paul II l'a béatifiée en 1993 et l'a inscrite au calendrier des Saints le deuxième dimanche de Pâques de l'an 2000, appelé désormais dimanche de la miséricorde divine. 4 OCTOBRE Mémoire de saint François d'Assise. Appelé par le divin Crucifié à réparer son Eglise, il renonça à un riche héritage paternel et décida de vivre et d'annoncer l'idéal évangélique dans la pauvreté la plus stricte. Dans son dénuement, il reçut à l'ermitage de l'Alverne les stigmates de la Passion et chanta les beautés de la création. Il fut canonisé deux ans après sa mort survenue en 1226. Ses nombreux disciples appelés Frères Mineurs sont répartis dans les trois branches des Franciscains, Capucins et Conventuels. 3 OCTOBRE En Espagne, l'an du Seigneur 1458, le bienheureux Barthélémy Conill, abbé cistercien de Poblet. Médecin et théologien d'une humilité peu commune, il n'accepta la charge abbatiale qu'après l'intervention du pape. Il prévenait les besoins de ses frères, leur prodiguait ses soins quand ils étaient malades ; quand ils guérissaient, on ne savait s'il fallait attribuer le fait à sa compétence médicale ou à la puissance de son intercession. 1er OCTOBRE Mémoire de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus. La solide formation chrétienne reçue au sein de sa famille à Alençon, puis chez les bénédictines de Lisieux, éveilla en elle une précoce vocation religieuse. Pendant les neuf années passées au Carmel de Lisieux depuis 1888 jusqu'à sa mort, elle pratiqua, puis enseigna la voie évangélique de l'enfance spirituelle, espace de cette charité qui, du coeur de l'Eglise, peut seule féconder tout effort apostolique : pour ce motif, elle fut proclamée, auprès de saint François Xavier, patronne des missions catholiques. Jean-Paul II la proclama Docteur de l'Eglise le 19 octobre 1997. 30 SEPTEMBRE Mémoire de saint Jérôme, docteur de l'Eglise, mort en 419. Originaire de Dalmatie ou de Vénétie, il partit mener la vie ascétique en Syrie et fut ordonné prêtre à Antioche, avant de revenir à Rome où le pape saint Damase le chargea officiellement d'éditer la Bible latine d'après l'original hébreu et la version grecque des Septante. Après quoi il retourna en Palestine et se fixa à Bethléem où il groupa et anima deux communautés de moines et de moniales. A Rome, l'an de grâce 1572, saint François de Borgia. Marié à dix neuf ans, il fut nommé après ses études à Saragosse, vice-Roi de Catalogne par Charles-Quint, puis duc de Candie. Après avoir perdu son épouse, il décida de consacrer sa vie "à la plus grande gloire de Dieu" dans la Compagnie de Jésus, dont il fut élu troisième Général. 29 SEPTEMBRE Fête de saint Michel et de tous les saints anges, honorés par la tradition biblique et chrétienne comme les messagers de Dieu auprès des hommes. Parmi eux, l'archange saint Michel a joui d'une vénération particulière comme protecteur du peuple élu et adversaire de l'esprit du mal. Selon l'évangile, c'est à l'ange Gabriel qu'il revint d'annoncer à la Vierge Marie qu'elle serait la Mère du Sauveur. En 1127, le bienheureux Conrad d'Urach. Profès de Villers dont il fut abbé pendant cinq ans, il devint successivement abbé de Clairvaux puis de Cîteaux en 1217. Comme tel, il proposa le chant quotidien du Salve Regina. Créé cardinal et légat en Languedoc en 1219, il favorisa l'Ordre naissant de saint Dominique. La multiplicité des affaires ne le troublait nullement et il passait aisément du temporel au spirituel. 28 SEPTEMBRE Près de Prague, vers 929, le martyre de saint Venceslas, duc de Bohême. Durant les quatre années de son gouvernement, il édifia, par sa conduite irréprochable, sa cour aux moeurs douteuses et s'efforça de christianiser son peuple encore païen. Venceslas devint par la suite le héros national et religieux des Tchèques. Il est le premier slave à avoir reçu les honneurs de la canonisation. L'an de grâce 418, le retour à Dieu de sainte Eustochium, vierge. Comme sa mère, elle se fit religieuse sous la direction de saint Jérôme et toutes deux le suivirent en Orient. Elles se succédèrent à la tête du monastère féminin de Bethléem, où l'étude et la méditation de la Bible étaient particulièrement en honneur. 27 SEPTEMBRE Mémoire de saint Vincent de Paul, prêtre, mort en 1660. Après s'être dévoué auprès des galériens, il fonda à Paris l'Institut des prêtres de la Mission, dont les membres, plus connus sous le nom de Lazaristes, se consacrent à l'évangélisation des campagnes et à la formation du clergé. Père des pauvres et des enfants trouvés, il concourut avec sainte Louise de Marillac à la fondation des Filles de la Charité. 26 SEPTEMBRE En Syrie septentrionale, le martyre des saints Côme et Damien, qu'une tradition présente comme deux frères ayant exercé gratuitement la profession de médecin, afin de gagner leur clientèle à la foi chrétienne. Leur culte très populaire se répandit dans tout le bassin méditerranéen à partir du Vème siècle. A Nicomédie au début du IVème siècle, la passion des saints Cyprien et Justine. Cyprien, qui était magicien, fut converti par la grâce surnaturelle de la jeune vierge Justine qu'il tentait vainement de corrompre par ses enchantements. Tous deux sacrifièrent leur vie pour le Christ. A Lyon, l'an de grâce 1885, sainte Thérèse Couderc, vierge. Née dans l'Ardèche, elle entra à vingt ans chez les Soeurs institutrices d'Apt, que venait de fonder l'abbé Terme. A la mort du fondateur en 1834, la petite Société se divisa en deux branches, dont l'une s'adonna à l'enseignement, tandis que l'autre, sous la conduite de Mère Thérèse, se consacrait à l'oeuvre des Retraites spirituelles et donnait ainsi naissance à la Congrégation de Notre-Dame du Cénacle. Plusieurs fois écartée de sa charge de supérieure, la sainte accepta de mener une vie humble et cachée. 23 SEPTEMBRE Sainte Thècle, surnommée, suivant l'antique tradition de plusieurs Pères de l'Eglise, "première des femmes martyres et semblable aux apôtres". La basilique Sainte Thècle, édifiée près de Séleucie, fut l'un des plus illustres sanctuaires de l'antiquité. Au monastère d'Iona, en Ecosse, en 704, saint Adamnan, le plus grand des successeurs de saint Columba à la tête de cette abbaye. Il exerça une bienfaisante influence sur la société et l'Eglise de son temps. Francesco Forgione, en religion Padre Pio. Entré en 1903 chez les Capucins, il est envoyé en 1916 au couvent de San Giovanni Rotondo, dans les Pouilles, où il reste jusqu'à sa mort en 1968. Il y développe une importante oeuvre sociale et médicale. Doué de dons surnaturels, il exerce un grand rayonnement sur tous ceux qui bénéficient de sa prière et de son ministère, spécialement dans le sacrement de réconciliation. Béatifié en 1999, il est canonisé en juin 2002 par le Pape Jean-Paul II. 21 SEPTEMBRE Fête de saint Matthieu, apôtre et évangéliste. Matthieu appelé aussi Lévi, fils d'Alphée, est le publicain de Capharnaüm qui répondit à l'appel de Jésus en quittant tout pour le suivre. La tradition est unanime à reconnaître en lui l'auteur du premier Evangile, au moins dans sa rédaction primitive araméenne. 20 SEPTEMBRE Les saints martyrs de Corée : André Kim, Paul Chong, Laurent Imbert, François Siméon Berneux et leur 99 compagnons morts pour la foi lors des persécutions de 1839-1846 et de 1866-1867. Parmi eux, dix missionnaires français. Ils ont été canonisés par Jean-Paul II, à Séoul, le 6 mais 1984. 19 SEPTEMBRE En 1846, apparition de Notre Dame à La Salette qui recommanda à deux jeunes enfants la prière quotidienne et la sanctification du dimanche. 18 SEPTEMBRE Au milieu du IIIème siècle, le martyre de saint Ferréol. Tribun militaire de Vienne, en Dauphiné, il fut sommé par le gouverneur de cette ville de faire arrêter les chrétiens. Il refusa d'obéir en disant : "J'ai promis obéissance aux lois justes, jamais aux lois sacrilèges. Je me suis engagé à servir contre des coupables, et non contre des chrétiens". 17 SEPTEMBRE Au diocèse de Mayence, en 1179, la naissance au ciel de sainte Hildegarde. Abbesse bénédictine de Disibodenberg, elle fonda, en Rhénanie, les monastères de Rupertsberg et d'Eibingen. Versée dans les sciences naturelles et médicales, elle fut surtout gratifiée de lumières surnaturelles qu'elle livra par écrit. Elle adressa aux pasteurs fidèles comme aux ministres infidèles les avis salutaires qui lui étaient demandés. Elle reçut la visite de saint Bernard de Clairvaux. L'an de grâce 1866, le bienheureux François-Marie de Camporosso, frère capucin. D'abord jeune berger près de Monaco, il répandit la joie franciscaine dans les quartiers populaires de Gênes. 16 SEPTEMBRE Mémoire des saints Corneille, évêque de Rome, et Cyprien, évêque de Carthage, martyrisés au milieu du IIIème siècle. Cyprien, convaincu de la sainteté de Corneille, mit sa grande influence au service du pape légitime qui, comme lui, et contrairement au schismatique Novatien, accordait le pardon aux apostats repentants. Condamné à l'exil, Corneille reçut ces encouragements de son ami Cyprien : "Dans les moments de persécution, soutenons-nous par une charité réciproque et, si à l'un de nous, Dieu fait la grâce de mourir bientôt et de précéder l'autre, que notre amitié continue auprès du Seigneur ..." (lettre 60). Saint Cyprien qui est, après saint Augustin, l'un des plus grands témoins de la doctrine de l'Eglise latine des premiers siècles, est le patron principal de l'Afrique du Nord. 15 SEPTEMBRE Mémoire de Notre-Dame dont l'âme fut transpercée par un glaive de douleur, au pied de la Croix de Jésus agonisant. A Gênes, l'an du Seigneur 1510, sainte Catherine. Après son mariage, elle mena une vie dissipée, mais touchée par la grâce, elle se consacra au service des malades. Devenue veuve en 1497, elle fut favorisée de grâces mystiques et vit des disciples se grouper autour d'elle. 14 SEPTEMBRE Fête de l'Exaltation de la Sainte Croix, fixée, avant le Vème siècle, au lendemain de la dédicace de la basilique de la Résurrection à Jérusalem. Le culte de la relique de la vraie Croix connut un nouvel éclat après sa récupération par l'empereur byzantin Héraclius en 628. Des parcelle en furent distribuées à travers le monde chrétien : l'une d'elle, en particulier, avait été exposée, par ordre du pape oriental, Serge Ier, dns l'église du Sauveur à Rome. 13 SEPTEMBRE Mémoire de saint Jean, surnommé Chrysostome ou "Bouche d'or". Fils d'un général de l'armée impériale, il passa plusieurs années dans la solitude, aux environs d'Antioche, avant d'être ordonné prêtre en 386. Elu Patriarche de Constantinople douze ans plus tard, il consacra son extraordinaire éloquence à défendre l'orthodoxie de la foi et à dénoncer la corruption des grands. Pour ce motif, il fut déposé et banni, puis il mourut en 407. Il figure parmi les plus grands docteurs de l'Eglise d'Orient. Vers 630, le retour à Dieu de saint Amé. D'abord moine à Saint-Maurice-en-Valais il passa ensuite à Luxeuil et seconda saint Romaric dans la fondation du monastère double de Remiremont, dans les Vosges. 12 SEPTEMBRE En Brabant, saint Gui. Né dans un faubourg de Bruxelles, ce chrétien se sanctifia comme sacristain au service de sa paroisse, Notre-Dame de Laeken, où il mourut en 1012. L'an de grâce 1174, saint Pierre de Tarentaise, moine cistercien de Bonnevaux en Dauphiné, successivement appelé à fonder l'abbaye de Tamié puis à gouverner le plus ancien diocèse de Savoie. Artisan d'unité, il négocia la paix entre le roi d'Angleterre Henri II et le roi de France Louis VII. Il entraîna également la Savoie, l'Ordre cistercien, puis toute l'Europe, à reconnaître le pape légitime Alexandre III contre l'antipape soutenu par l'empereur Frédéric Barberousse. 11 SEPTEMBRE L'an du Seigneur 1840, le martyre du bienheureux Jean-Gabriel Perboyre, prêtre lazariste. Après avoir travaillé à la formation de la jeunesse dans plusieurs écoles catholiques de France, il fut envoyé en mission en Chine. Il y trouva à son arrivée une chrétienté déjà prospère qui s'affermit et s'accrut grâce à ses visites pastorales et à la tolérance des autorités civiles. Mais lors d'une persécution déclenchée inopinément, il fut condamné à la strangulation sous prétexte d'avoir introduit une réligion étrangère en Chine. 10 SEPTEMBRE Au VIIIème siècle, saint Aubert, évêque d'Avranches ; il fonda le sanctuaire du Mont-Saint-Michel, devenu abbaye bénédictine en 866 et considéré comme l'une des merveilles de l'Occident. 9 SEPTEMBRE Frédéric Ozanam : né à Milan en 1813, il passe sa jeunesse à Lyon. Professeur d'université à Lyon et à Paris, il se dépense sans compter pour les conférences de Saint Vincent de Paul dont il a fondé la société en 1833. La maladie l'emporte le 8 septembre 1853. Le Pape Jean-Paul II béatifie ce précurseur du catholicisme social le 22 août 1997 à Notre-Dame de Paris au cours des journées mondiales de la jeunesse. 8 SEPTEMBRE Fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie, héritière des Alliances et des promesses d'Israël de qui le Christ est issu selon l'humanité. Cette fête est également célébrée à cette date par les Orientaux byzantins et syriens, tandis que les Coptes la célèbrent la veille de ce jour. 7 SEPTEMBRE L'an de grâce 962, le retour à Dieu de saint Gauzelin. Issu d'une noble famille franque, il était notaire à la chancellerie royale quand le roi Charles le Simple le désigna pour le siège épiscopal de Toul. A la suite d'une visite à l'abbaye bénédictine de Fleury-sur-Loire ranimée par saint Odon de Cluny, il fonda en Lorraine le monastère masculin de Saint-Epvre et le monastère féminin de Bouxières-aux-Dames. En 1158, le bienheureux Othon, fils du margrave d'Autriche saint Léopold. Il venait d'achever ses études à Paris et retournait dans son pays lorsqu'une halte à Morimond le détermina à s'y fixer. Il fut moine pendant dix ans quand il se vit obligé d'accepter l'évêché de Freising en Bavière ; c'est ainsi qu'il prit part à la seconde croisade avec son frère l'empereur Conrad. Il resta fermement attaché à l'Ordre de Cîteaux dont il porta toujours l'habit et mourut à Morimond alors qu'il se rendait au Chapitre général. 5 SEPTEMBRE En Inde, Mère Teresa de Calcuta (1910 -1997). Fondatrice des missionnaires de la charité, elle a offert sa vie afin de servir les plus pauvres parmi les pauvres. Le pape Jean-Paul II l'a béatifiée en octobre 2003. 3 SEPTEMBRE A Rome, l'an de grâce 590, l'ordination épiscopale de saint Grégoire le Grand, pape et docteur de l'Eglise. Après avoir exercé les fonctions de préfet de Rome, il mena la vie monastique dans sa résidence du Mont Coelius Appelé par le peuple romain à prendre la direction de l'Eglise, il s'y dévoua avec zèle, en envoyant des moines évangéliser l'Angleterre, en codifiant textes et chants liturgiques et en exhortant par sa parole et ses écrits : par ses "Dialogues" en particulier, il favorisa le monachisme en popularisant la vie de saint Benoît. Au IVème siècle, le martyre de sainte Basilisse, jeune chrétienne de neuf ans qui confessa de bouche la foi qu'elle portait dans son coeur. 2 SEPTEMBRE En Espagne, à Alzire, vers 1180, les saints Bernard, Marie et Grâce, martyrs. Achmed, fils de l'émir de Carlet, découvrit la foi chrétienne au monastère cistercien de Poblet en Catalogne ; baptisé sous le nom de Bernard, il voulut y rester. Après des années de ferveur en communauté, soucieux du salut des siens, il obtint la permission d'aller les visiter. Il baptisa lui-même ses deux soeurs ; leur frère irrité les fit arrêter. Bernard et ses deux soeurs moururent témoins du Christ en terre d'Islam. 1er SEPTEMBRE En Bourgogne, au château de Fontaine-les-Dijon, vers 1107, le départ pour le ciel d'Aleth de Montbard, la mère de Saint Bernard. Elle éleva ses enfants, six fils et une fille, avec non moins de virilité que de tendresse et de piété ; cette femme exceptionnelle les marqua au point que, même après sa mort, son influence continua à se faire sentir, particulièrement sur Bernard et André. 31 AOUT A Athènes, au 2ème siècle, saint Aristide. Selon la chronique d'Eusèbe, il était philosophe païen quand il se convertit. Il adressa alors à l'empereur une Apologie où il souligne la nouveauté de la religion du Christ, message d'espérance et d'amour. Le même jour, la mise au tombeau de saint Raymond Nonnat, religieux de l'Ordre de la Merci, qui se livra lui-même en otage pour obtenir la libération d'un prisonnier et se consacra à l'évangélisation de ses compagnons d'infortune. Libéré après avoir été torturé, il fut nommé Cardinal, puis mourut à Barcelone en 1240. 28 AOUT Mémoire de saint Augustin, évêque d'Hippone et docteur de l'Eglise, mort en 430. D'abord rhéteur, il fut converti de ses égarements moraux et doctrinaux, puis baptisé vers l'âge de trente trois ans par saint Ambroise de Milan. Dès lors, il se consacra corps et âme à Dieu en s'engageant dans la vie religieuse et sacerdotale. Pendant les trente quatre années de son épiscopat, il servit l'Eglise par sa parole, en ouvrant le trésor des Ecritures à ses fidèles, et par ses écrits, en exposant et défendant de façon incomparable la doctrine de la grâce. Au désert de Scété, au IVème siècle, saint Moïse l'Egyptien. Ancien esclave renvoyé par son maître, il était chef d'une troupe de brigands quand, touché par la grâce, il se convertit et embrassa la vie monastique. Choisi comme prêtre par les nombreux pénitents qui s'étaient groupés autour de lui, l'ancien meurtrier s'appliqua à animer leur vie spirituelle par l'exemple de son humilité. 27 AOUT Mémoire de sainte Monique, qui mourut à Ostie en 387. Elle eut la consolation de voir son époux païen baptisé un an avant sa mort, et Augustin, "le fils de ses larmes", converti et reçu dans l'Eglise catholique. 26 AOUT En Normandie, l'an de grâce 1078, le bienheureux Herluin. Après avoir porté les armes jusqu'à l'âge de 40 ans, ce seigneur flamand revêtit la livrée monastique pour militer sous le Christ. Pour ses disciples, il fonda l'abbaye du Bec, illustrée plus tard par plusieurs saints évêques et docteurs de l'Eglise. 24 AOUT A Marseille, en 1856, sainte Emilie de Vialar, vierge, fondatrice de la congrégation des soeurs de saint Joseph de l'Apparition, qui se dévouent au service des malades et des pauvres. Lors de la fondation d'un hôpital en Algérie, les Arabes reconnurent eux-mêmes le signe de la charité du Christ dans cette oeuvre. 23 AOUT En 1617, la naissance au ciel de sainte Rose, "première fleur" de la sainteté du Pérou. Désirant se consacrer à Dieu, elle prit l'habit de Tertiaire dominicaine, pour témoigner contre la société prospère et matérialiste où elle vivait. Elle mourut à l'âge de 31 ans à Lima. 20 AOUT Mémoire de Saint Bernard, abbé et docteur de l'Eglise. Né au château de Fontaine-lez-Dijon en 1090, il entra tout jeune à l'abbaye de Cîteaux, entraînant à sa suite ses cinq frères et de nombreux parents et amis. A l'âge de vingt-cinq ans, saint Bernard était chargé de fonder Clairvaux. Par ses écrits mystiques et par sa prédication, il exerça une influence considérable sur l'Eglise de son temps dont il fut considéré comme la "conscience". Lorsqu'il mourut en 1153, l'Ordre de Cîteaux, et en particulier Clairvaux, avait essaimé dans toute l'Europe ; il lui laissait une riche doctrine butinée dans l'Ecriture et les écrits des Pères. 19 AOUT L'an de grâce 1157, le bienheureux Guerric : écolâtre de Tournay, il vint voir saint Bernard et, gagné par sa parole, âgé de plus de quarante ans, devint son disciple à Clairvaux. Après dix-sept années il fut choisi comme abbé d'Igny, au diocèse de Reims ; il accepta cette charge avec humilité et s'appliqua "plutôt à servir qu'à régir". Nous gardons de lui un recueil de sermons dont l'une des caractéristiques est l'exposé de la formation du Christ en nous par Marie. A Sienne, en 1348, la naissance au ciel de saint Bernard Toloméi, brillant juriste qui, vers l'âge de quarante ans, se retira dans une solitude des Apennins. Sa sainteté lui attira des disciples qu'il groupa dans le monastère de Mont Olivet, origine de la congrégation bénédictine des Olivétains. 17 AOUT A Saumur, au diocèse d'Angers, en 1736, sainte Jeanne Delanoue, vierge. Apre au gain dans son petit commerce, elle se souciait peu des pauvres, quand, après l'audition d'un sermon et une extase dont Dieu la favorisa, elle se mit au service des indigents, fondant en leur faveur la congrégation des Soeurs de Saint Anne de la Providence. 16 AOUT En 1038, la naissance au ciel de saint Etienne, roi de Hongrie. Baptisé par le bénédictin saint Adalbert et marié à la soeur de l'empereur saint Henri II, il fut couronné "roi apostolique" en l'an 1000 par le premier pape français Sylvestre II, ancien moine d'Aurillac. De son avènement date la conversion de la Hongrie au christianisme. 15 AOUT Solennité de l'Assomption de la sainte Vierge Marie, Reine du ciel et de la terre, patronne de toutes les églises cisterciennes consacrées en l'honneur de Marie, comme celle de Molesme d'où est issu le "Nouveau Monastère" de Cîteaux. La célébration de ce mystère de la glorification de l'âme immaculée et du corps virginal de la Mère de Dieu au terme de sa vie terrestre est aussi la fête patronale de la France, vouée à Notre-Dame en 1638 par le roi Louis XIII qui déclara solennellement : "Prenant la très sainte et très glorieuse Vierge Marie pour protectrice spéciale, nous lui consacrons notre personne et nos sujets. La suppliant de nous vouloir inspirer si sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume, (...) que nous demandons à Dieu de tout notre coeur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celle de la gloire". Au troisième siècle, saint Tarcisius, jeune chrétien romain, assassiné pour avoir refusé de profaner le Corps eucharistique du Christ qu'il portait sur lui. 14 AOUT Au camp d'Auschwitz, en 1941, le bienheureux Maximilien Kolbe, frère mineur conventuel polonais, qui s'offrit à remplacer un prisonnier, père de famille, condamné à mourir de soif. Il succomba à ce supplice, la veille de la fête de l'Assomption de la Vierge Immaculée. Jean-Paul II l'a canonisé le 10 octobre 1982. 13 AOUT Au IIIème siècle, le martyre des saints Pontien, pape, et Hippolyte, prêtre. D'abord opposés par une grave contestation schismatique, ils furent condamnés ensemble aux camps d'extermination de Sardaigne pour avoir enseigné l'évangile. Ils moururent ainsi réconciliés dans un même témoignage de foi et de charité. Le pape Fabien fit ramener leur deux corps à Rome, et célébrer leurs funérailles le même jour, le 13 août 236. On attribue à saint Hippolyte l'une des plus anciennes anaphores eucharistiques connues, utilisée encore dans le rite éthiopien et restaurée dans la liturgie romaine. 11 AOUT Mémoire de sainte Claire, vierge et abbesse, endormie dans le Seigneur en 1253. Eprise de l'idéal de saint François, elle délaissa la sécurité familiale pour suivre Dame Pauvreté. Elle obtint également, pour l'Ordre qu'elle fondait au couvent de saint Damien d'Assise, le privilège de ne rien posséder, pour se suffire de l'unique nécessaire. 10 AOUT Fête de Saint Laurent, diacre, martyrisé à Rome en 258. Arrêté avec le Pape Sixte II et les autres diacres de l'Eglise romaine, saint Laurent fut provisoirement épargné dans l'espoir de lui arracher des informations sur la fortune de la communauté chrétienne. Il fut brûlé vif quand il eut déclaré qu'il n'avait d'autres richesses que les pauvres pris en charge par l'Eglise. 9 AOUT Mémoire de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, carmélite, morte dans une chambre à gaz d'Auschwitz-Birkenau en 1942. Juive allemande, philosophe éminente, Edith Stein s'est convertie au christianisme en 1922, est entrée au carmel en 1933 à Cologne. Craignant que sa présence nuise à sa communauté en raison de la haine de la dictature du national socialisme envers les juifs, elle part pour le carmel d'Echt en Hollande. C'est là qu'elle est arrêtée par les SS en même temps que tous les catholiques d'origine juive. Elle laisse un témoignage et une oeuvre philosophique et mystique d'une rare profondeur. Elle a été canonisée par Jeau-Paul II en 1998 et proclamée co-patronne de l'Europe en octobre 1999. 8 AOUT Mémoire de Saint Dominique, prêtre, mort à Bologne le 6 août 1221. Originaire de la province de Burgos en Espagne, il revêtit, à 25 ans, l'habit des chanoines réguliers d'Osma. Après avoir établi des religieuses à Prouille, près de Toulouse, il fonda dans cette ville l'Ordre mendiant des Frères Prêcheurs, pour répandre par la prédication la vérité contemplée et approfondie dans l'étude théologique. A Rome, sur la voie d'Ostie, le martyre des saints Cyriaque, Large, Crescentien, Memmia, Julienne et Smaragde, qui préférèrent mourir plutôt que de renier le Christ leur Sauveur. 7 AOUT En 258, saint Sixte II, pape, victime du second édit de l'empereur Valérien contre les chrétiens. Selon un témoignage contemporain, il fut arrêté pendant qu'il célébrait la liturgie avec quatre diacres, au cimetière de Callixte, à Rome. 6 AOUT Fête de la Transfiguration, mystère par lequel le Christ manifesta sa gloire divine, attestée par la voix du Père et par la présence de Moïse et d'Elie, pour préparer ses disciples à l'épreuve de la croix. Cette fête est solennellement célébrée également en ce jour par les Orientaux byzantins, syriens et coptes, tandis que les Arméniens la reportent au dimanche suivant. 5 AOUT En Cappadoce, vers 374, sainte Nonna, qui avait converti son époux au christianisme. Saint Grégoire le Théologien, son fils, admirait beaucoup sa solide piété et sa dévotion au dimanche, jour du Seigneur. 4 AOUT Mémoire de saint Jean-Marie Vianney, mort en 1859. Ordonné prêtre après de laborieuses études, il fut d'abord vicaire à Ecully. Devenu curé d'Ars trois ans plus tard, il exerça, pendant plus de quarante ans, un rayonnement considérable sur tous ceux qui bénéficièrent de sa prière, des mérites de sa vie austère et de son ministère dans le sacrement de pénitence. 3 AOUT En Ecosse, vers 1160, le bienheureux Waltheof. Ce compagnon d'enfance de saint Aelred devint lui aussi abbé cistercien à Melrose. Père très apprécié pour sa bonté compréhensive et son tact, il savait encourager ses frères, car pendant son noviciat à Rielvaux il avait eu beaucoup de mal à s'adapter aux observances. 2 AOUT A la Mure, au diocèse de Grenoble, en 1868, Saint Pierre Juilien Eymard, fondateur de la Congrégation des Prêtres du Très Saint Sacrement qui puisent dans l'Eucharistie l'esprit de leur vie de prière et d'apostolat. Le même jour, anniversaire de l'indulgence de la Portioncule, chapelle que saint François d'Assise "aimait plus que tout autre endroit au monde, car il y avait obtenu la certitude que tous ses péchés lui avaient été remis et la confiance qu'il respirait dans la grâce de Dieu" (Saint Bonaventure). 1er AOUT Mémoire de saint Alphonse de Liguori. Renonçant à une brillante carrière, cet avocat napolitain se fit prêtre et fonda, en 1746, la Congrégation du Très saint Rédempteur, en vue de soutenir la foi des humbles par la prédication. Elu évêque, il est surtout connu comme moraliste et fut, à ce titre, proclamé Docteur de l'Eglise. En ce jour, au diocèse de Rodez, vers 1140, le bienheureux Pons de Leras. Noble et riche, mais adonné quelque temps à la rapine, il se convertit. Ayant assuré l'avenir de ses enfants, il entreprit avec quelques compagnons le pélerinage de Compostelle ; à son retour, il se fixa avec eux au lieu dit Silvanès. Lorsque la communauté s'accrut et sollicita son affiliation à l'Ordre cistercien, il préféra l'état de convers afin de vaquer plus librement au service de la maison et des frères. 31 JUILLET Mémoire de saint Ignace de Loyola, prêtre, mort en 1556. Converti à l'âge de 30 ans après une aventureuse vie de soldat, il vécut dans la retraite à Montserrat et à Manrèse, puis partit étudier à Paris où il réunit ses premiers disciples, noyau de la Compagnie de Jésus qu'il fonda "pour la plus grande gloire de Dieu et le service de l'Eglise militante". L'an de grâce 448, saint Germain. D'abord haut fonctionnaire de l'Empire en résidence à Auxerre, il en fut élu évêque. Il établit alors un monastère au-delà de l'Yonne, afin de joindre l'exemple et la prière monastique à l'activité apostolique. Il redonna une vive impulsion à la religion catholique dans les îles britanniques menacées par l'hérésie pélagienne. Père spirituel de sainte Geneviève, il est honoré à Parie en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, paroisse des rois de France. 30 JUILLET A Césarée de Cappadoce, vers l'an 303, le martyre de sainte Julitte, victime de la persécution de Dioclétien. C'était une riche veuve de Césarée, qu'un notable de la ville fit dépouiller de presque tous ses biens par des moyens frauduleux. Sommée de sacrifier aux idoles, elle déclara "préférer mourir que de dire une impiété contre le Dieu qui l'avait créée". |