| 
Les
auteurs
cisterciens
dans
le site

Les
auteurs
cisterciens
dans
le site

Les
auteurs
cisterciens
dans
le site

Les
auteurs
cisterciens
dans
le site

Les
auteurs
cisterciens
dans
le site

Les
auteurs
cisterciens
dans
le site

Les
auteurs
cisterciens
dans
le site

|
ADAM
DE PERSEIGNE
(vers 1145 - 1221) : Né
de famille serve, il fut d'abord chanoine régulier, puis bénédictin
à Marmoutiers, avant d'entrer à l'abbaye cistercienne de
Pontigny où il exerça la charge de maître des novices.
En 1188 il devint abbé de Perseigne, près d'Alençon.
Ses lettres, qui se présentent comme de petits traités de
spiritualité, témoignent de son influence aussi bien dans
le monde monastique qu'auprès des grands du siècle. Il a
également composé des sermons de qualité.
AELRED
DE RIEVAULX (vers 1109 - 1166) : Anglais, né à
Hexham, Aelred vécut d'abord à la cour
du roi d'Ecosse, où il acquit une solide culture séculière.
Il devint sénéchal et c'est à l'occasion d'une mission
auprès de l'archevêque d'York qu'il entra à Rievaulx.
Il y remplira la charge de maître des novices, avant de devenir,
en 1142, abbé de Revesby, puis, à partir de 1146, de Rievaulx.
Ses nombreux écrits révèlent un maître spirituel.
Le miroir de la charité, quand Jésus avait douze ans, l'amitié
spirituelle, la vie de recluse, la prière pastorale, sont parmi
les plus connus. Ses sermons forment une riche collection qui embrasse
l'ensemble du cycle liturgique.
AGNES
DE SAINT PAUL : Entre 1122 et 1131, Etienne Harding, troisième
abbé de Cîteaux, fonde la première maison féminine
de l'Ordre à Tart-l'Abbaye. Dès les années 1475 un
relâchement s'amorce au sein de la communauté. A la fin du
XVIè siècle, émerge une volonté de retrouver
l'esprit des fondateurs ; à l'ombre des cloîtres on parle
alors de réforme et les évêques notamment incitent
les moniales à rejoindre l'enceinte des villes. Ainsi en 1623,
l'abbesse de Tart, encouragée par l'évêque de Langres,
arrive à Dijon accompagnée de huit religieuses. A partir
de 1679, s'érigent les bâtiments conventuels ; enfin l'édification
d'une église à coupole, s'achève en 1708. Sous l'influence
de sa soeur, la Mère Angélique Arnauld, Soeur Agnès
de Saint-Paul prend l'habit de Port Royal en 1611 et séjourne au
monastère de Dijon de 1629 à 1635. Sa correspondance est
un témoignage direct de la vie édifiante menée à
cette époque par les Dames de Tart.
ALAIN
DE LILLE (vers 1115-1202) : né à Lille,
celui qui fut surnommé le Docteur universel à cause de l'étendue
de son savoir, enseigna à Paris et à Montpellier. Ce n'est
que vers la fin de sa vie que Maître Alain, à la fois philosophe,
théologien, historien, orateur, poète et naturaliste, entra
à Cîteaux, demandant à revêtir l'humble habit
de convers. Ses oeuvres sont multiples. Parmi ce qui intéresse
particulièrement la spiritualité, on relève : un
commentaire du Cantique, plusieurs traités et de nombreux sermons.
AMEDEE
DE LAUSANNE (1110-1159) : Entré avec son père,
Amédée de Clermont, seigneur de Hauterive (Drôme),
à l'abbaye cistercienne de Bonnevaux alors qu'il n'avait pas encore
dix ans, il fut bientôt confié par celui-ci à son
parent Conrad, futur empereur d'Allemagne, afin qu'il pourvoit à
ses études. N'ayant point de goût pour le métier des
armes, le jeune homme quitta la cour en 1125 et vint se faire moine à
Clairvaux. En 1139 il est élu abbé de Hautecombe en Savoie,
puis, en 1144, consacré évêque de Lausanne. Nous avons
de lui huit homélies en l'honneur de la bienheureuse Vierge Marie
et une lettre à ses fils spirituels de l'église de Lausanne.
BAUDOUIN
DE FORD ( ? - 1190) : Né dans le sud-ouest de
l'Angleterre, il fit ses études à Exeter, dans le Devonshire,
et fut archidiacre de Totnes. Il entra à l'abbaye de Ford en 1169
et fut élu abbé en 1175. Promu à l'évêché
de Worcester en 1180, il devint archevêque de Canterbéry
en 1184 et accompagna Richard Coeur de Lion à la croisade, au titre
d'aumônier du roi. Ses nombreux écrits manifestent une culture
très étendue. A noter particulièrement son ouvrage
"Du sacrement de l'autel" et ses seize Traités ou Sermons.
BEATRICE
DE NAZARETH (vers 1200 - 1268) : née à
Tirlemont, elle fut placée toute jeune, d'abord chez les béguines,
puis chez les cisterciennes. Sa vie monastique se déroula successivement
dans les trois monastères que son père avait fondés,
le dernier étant Notre-Dame-de-Nazareth, près de Lierre,
dont elle devint prieure. Ses expériences spirituelles et ses écrits
nous sont connus par les résumés qu'en a fait son biographe.
Un seul petit traité a été jusqu'à présent
retrouvé : "Les sept degrés de l'amour de Dieu".
Elle y décrit l'ascension de l'âme dans l'amour vers l'union
à Dieu.
BERNARD
DE CLAIRVAUX (1090 - 1153) : Né au château
de Fontaine près de Dijon, entré en 1112 à Cîteaux
avec une trentaine de compagnons, abbé de Clairvaux à vingt
cinq ans, il fut la conscience de son siècle. Malgré une
prodigieuse activité en faveur de l'Eglise et des Etats de la chrétienté,
il écrivit commentaires d'Ecriture, traités de spiritualité,
sermons et lettres en grand nombre. Ses 86 sermons sur le Cantique des
cantiques fournissent l'expression la plus profonde et la plus complète
de sa théologie mystique.
ETIENNE HARDING (avant 1066 - 1134) : anglais, il entra très jeune
chez les bénédictins de Sherborne, mais quitta ensuite la
vie monastique pour étudier en Ecosse, puis en France. Après
un pélerinage à Rome, il se fixa au monastère de
Molesme, près de Langres, que l'abbé Robert venait de fonder.
Etienne fit partie du groupe de 21 moines qui sortit de Molesme avec Robert
en 1098 pour fonder Cîteaux. Il succèda à Albéric
en 1107 comme troisième abbé du nouveau monastère.
Soucieux d'affermir la "réforme", il fut l'inspirateur
de la Charte de charité, statut fondamental de l'Ordre. Il est
aussi l'auteur principal du Petit Exorde qui raconte l'histoire des commencements
de Cîteaux.
GALLAND
DE REIGNY (12ème siècle) : Appartenant
à un groupe d'ermites fixés à Fontemoy dans le diocèse
d'Autun, Galland fut un fervent partisan du rattachement de la communauté
à l'ordre de Cîteaux, lequel eut lieu en 1128. En 1134, le
monastère fut transféré à Reigny, dans le
diocèse d'Auxerre. Grand admirateur de Bernard de Clairvaux, Galland
lui a dédié ses oeuvres : le Parabolaire, ensemble de 52
récits, généralement assez longs, et le Petit livre
de proverbes, ouvrage composé de courtes sentences glosées.
Les nombreuses allégories confèrent à ces écrits
une variété à la fois plaisante et édifiante.
GEOFFROY
D'AUXERRE
(12ème siècle) : Né
à Auxerre, Geoffroy se trouvait à Paris en 1140 lorsque
Bernard s'adressa aux clercs de la ville et il le suivit à Clairvaux
avec une vingtaine de compagnons. A partir de 1145 il fut secrétaire
de son abbé et l'accompagna dans ses voyages. Par la suite, il
devint successivement abbé d'Igny (en 1157), de Fossa Nova (en
1170) et de Hautecombe (en 1186). On ignore la date de sa mort, mais il
vivait encore en 1200. Ses nombreux écrits (oeuvres historiques,
théologiques, commentaires scripturaires, sermons) sont précieux
pour ce qu'ils nous apprennent sur saint Bernard et sur la vie des premiers
cisterciens.
GERTRUDE
D'HELFTA (1256 - 1301/2)
:
On ne sait rien de la famille et du lieu de naissance de Gertrude.
Elle fut confiée, dès l'âge de cinq ans, au monastère
d'Helfta en Saxe. Vivant sous la Règle de saint Benoît, la
communauté était entrée dans le renouveau spirituel
du temps en adoptant les coutumes de Cîteaux. Gertrude reçut,
sous la direction de Mechtilde de Hackeborn, soeur de l'abbesse, une solide
formation humaine et théologique. Favorisée, à partir
de sa vingt-cinquième année, de grâces mystiques,
elle s'est attachée par ses écrits (Le Hérault de
l'amour divin et les Exercices spirituels) à éveiller dans
les âmes le désir d'une union à Dieu de plus en plus
parfaite.
GILBERT
DE HOYLAND (? - 1172) : On sait très peu de choses
concernant la vie de Gilbert de Hoyland. Anglais, il faisait peut-être
partie d'un groupe de moines de Rielvaux envoyés à l'abbaye
bénédictine de Swineshead, lorsque cette dernière
passa à l'Ordre cistercien en 1147. Il était en était
encore l'abbé en 1167. Il mourrut en 1172 au monastère de
Larivour près de Troyes. Il continua le commentaire sur le Cantique
que Bernard de Clairvaux avait laissé inachevé. Au long
des quarante huit sermons qu'il rédigea à partir de 1154,
il trace l'itinéraire spirituel de l'âme vers Dieu. Il a
aussi laissé plusieurs traités.
GUERRIC
D'IGNY (vers 1070/1080 - 1157) : Chanoine, puis écolâtre
de Tournai, Guerric devait avoir passé la quarantaine quand il
entra à Clairvaux vers 1120. En 1138, il était envoyé
à Igny, maison fille de Clairvaux. comme abbé. Les 54 sermons
qu'il nous a laissés sont très riches de doctrine. On remarquera
particulièrement ce qu'il dit de la formation du Christ dans l'âme
et du rôle de la Vierge dans cette naissance et croissance spirituelle
de son fils.
GUILLAUME
DE SAINT THIERRY (vers 1070/80 - 1148) : Né à
Liège, il vint en France pour étudier. Entré chez
les bénédictins de Saint Nicaise à Reims, il devint,
en 1121, abbé de Saint-Thierry, monastère proche de cette
ville. Il se lia d'amitié avec Bernard de Clairvaux et, malgré
les réticences de ce dernier, réussit à entrer à
Signy, dans les Ardennes, une fondation d'Igny, monastère lui-même
fondé par Clairvaux. Ses oeuvres, telles les Oraisons méditées
ou la Lettre aux frères du Mont-Dieu, révélent un
vrai moine. La richesse de sa doctrine apparaît dans son Miroir
de la foi ou encore dans la Contemplation de Dieu.
HELINAND
DE FROIDMONT (vers 1160-1230) : Hélinand naquit dans le Beauvaisis
où ses parents, d'origine flamande, s'étaient réfugiés.
Poète, doué d'une belle voix, il mena la vie de trouvère.
Touché par la grâce, il se convertit et entra à Froidmond,
abbaye située au sud-est de Beauvais. Ses sermons expriment toute
la beauté de la liturgie et sa grande dévotion à
Marie. Il composa également les Vers de la mort, poème de
50 stophes qui connu un immense succès, ainsi que de petits traités
et une chronique universelle.
ISAAC
DE L'ETOILE (début 12ème siècle - vers 1178) :
D'origine anglaise, il fit ses études en France, entra
à Poligny et devint abbé de l'Etoile au diocèse de
Poitiers en 1147. Vingt ans plus tard il se retira dans l'île de
Ré, au monastère de ND des Châteliers. La cinquantaine
de sermons qui nous sont parvenus, témoignent de la profondeur
de sa spiritualité. Il trouvait son unité intérieure
dans le dynamisme d'un continuel dépassement.
JEAN
DE FORD (vers 1145 - vers 1214) : Né dans le Devonshire (Angleterre),
il entra à l'abbaye cistercienne de Ford, fondée une dizaine
d'années auparavant. Il fut le secrétaire de Baudouin qu'il
accompagna plusieurs fois au chapitre général de Cîteaux,
et par la suite devint son prieur. En 1186, il fut désigné
comme abbé de Bindon, monastère fondé par Ford en
1172. Il sera élu abbé de Ford en 1192. Au cours des dix
dernières années de sa vie, il travailla à l'achèvement
du commentaire sur le Cantique commencé par Bernard de Clairvaux
et poursuivi par Gilbert de Hoyland. Rédigés dans un style
très personnel, ces 120 sermons sont d'une grande richesse spirituelle.
LOUISE
DE BALLON (1591 - 1668) : Née au château
de Vanchy, près de Bellegarde (Ain), Louise ressentit un attrait
précoce pour la vie de prière et de recueillement. Agée
seulement de sept ans, elle fut confiée aux moniales cisterciennes
de Sainte-Catherine, près d'Annecy. Dès 1607, année
où elle prononça ses voeux, elle se confia à la direction
spirituelle de François de Sales, son cousin. En 1617, au cours
d'une retraite à la Visitation d'Annecy, naquit en elle le désir
d'une réforme, mais elle dut attendre 1622 avant de pouvoir la
mettre en oeuvre à Rumilly (Savoie). D'autres fondations suivirent.
"Les oeuvres de piété de la Vénérable
Mère Louise-Blanche-Thérèse de Ballon" furent
éditées à Paris en 1700. La fondatrice des bernardines
réformées insiste avant tout sur l'oraison, l'intériorité,
l'humilité, la mort à soi-même, la simplicité.
OGIER
DE LOCEDIO (vers 1140 - 1214) : Originaire de la petite
ville de Trino, non loin de Verceil, en Italie, Ogier fut moine de Locedio,
abbaye cistercienne voisine. Il en devint l'abbé en 1205. Nous
avons de lui deux ouvrages : un traité sur les louanges de la Mère
de Dieu et une série de quinze sermons sur la Cène du Seigneur.
S'exprimant dans un langage clair et simple, Ogier excelle dans le style
méditatif. |